Halie Loren: femme de cœur
Halie Loren sera de passage au Upstairs pour présenter Heart First, son tout nouveau disque. Elle nous en donne un inspirant avant-goût.
Lorsqu’elle était petite, dans la petite ville isolée d’Alaska qu’elle habitait alors, Halie Loren n’écoutait pas vraiment la télé. Mais elle écoutait de la musique. Plein de musique.
«Ma mère faisait jouer du jazz, du blues, du rock… J’ai été exposée à tous les genres, sauf à la pop grand public! La radio commerciale ne se rendait pas jusqu’à chez nous. Je réglais souvent le poste à une station qui faisait tourner des jazzman, se souvient celle qui habite désormais en Oregon. Mes goûts musicaux se sont donc développés dans la solitude, je dirais. J’ai grandi en essayant d’imiter Nat King Cole, Etta James, Ella Fitzgerald… Je crois que ç’a fini par se faufiler dans mon subconscient et influencer la façon dont je vois la musique!»
Amoureuse de toutes sortes de styles, la charismatique interprète qui a commencé sa carrière à l’âge de 14 ans, avoue toutefois que, pendant longtemps, ses goûts éclectiques ont rendu son parcours plus difficile. «J’avais du mal à trouver ma voie, confie-t-elle. Il y avait tant de choses que je voulais exprimer à travers mes chansons! Tant d’avenues différentes que je souhaitais explorer! Mais après toutes ces années de spectacles, de tournées et de séances d’enregistrement, j’ai trouvé mon style à moi. J’ai appris à combiner toutes mes influences afin qu’elles s’harmonisent en quelque chose de personnel, d’authentique. Un son dans lequel je me sens bien, dans lequel je me retrouve et dans lequel, je l’espère, le public se retrouve aussi…»
Pas de doute, nombreux sont ceux qui craquent pour Halie Loren et sa signature sincère. Sur Heart First, son cinquième album studio paru sous étiquette Justin Time, la talentueuse jeune femme chante ses propres morceaux, comme la pièce d’ouverture A Woman’s Way, revisite des classiques, tels Smile ou My One and Only Love, et réinterprète à sa façon Lotta Love de Neil Young ou Waiting in Vain de Bob Marley, qu’elle «adore!». Tout cela de sa voix classe et hyper féminine qui rappelle celles de Norah Jones ou de Diana Krall.
«Choisir les chansons que je veux reprendre sur un disque est toujours un processus complexe, observe Halie. Mon groupe et moi avons un répertoire si grand! Mais au final, les morceaux que l’on préfère finissent toujours par s’emboîter les uns dans les autres pour former un tout homogène. Cette fois-ci, par exemple, on a opté pour des reprises de succès avec lesquels on pouvait s’amuser, auxquels on pensait pouvoir apporter quelque chose de différent.»
Un des moments émouvants du disque demeure la pièce In Time, qu’elle signe, et qui se veut un hommage aux habitants du Japon. «Cette chanson est dédiée à tous les Japonais en mémoire du 11 mars 2011. Que le temps puisse guérir toute la douleur et toute la tristesse», écrit-elle dans le livret. «Je me suis rendue plusieurs fois dans ce pays afin d’y faire des tournées, souligne Halie. Le bassin de fans que j’y ai rencontré à chaque fois est composé de gens dévoués et généreux. J’adore y aller. Ce peuple est toujours très près de mon cœur…»
Heart First
Présentement en magasin
En spectacle au Upstairs
Samedi à 19 h 30 et à 21 h 45