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The Walking Dead, victime de son succès?

Retour en force des morts-vivants à temps pour l’Halloween et la saison des citrouilles ensanglantées.

Comme en témoigne l’astronomique cote d’écoute pour la première émission de la nouvelle saison (plus de 16 millions de téléspectateurs), The Walking Dead était très attendu des amateurs et la chaîne AMC s’en liche les babines de bonheur.

La mort, c’est vendeur. Faut croire.

Le revers de cette médaille, c’est qu’avec le succès retentissant vient la pression de plaire à un auditoire très large. Trop large peut-être. Le premier épisode de cette cinquième saison dicte le ton pour la suite des choses: The Walking Dead ne fera plus dans la nuance, la subtilité et les zones grises. Vous me direz que ces concepts ont été abandonnés depuis longtemps, mais j’avais l’espoir (naïf) de les retrouver.

Contrairement à l’excellente bande dessinée de Robert Kirkman (elle aussi victime de son succès lors des dernières années), la série télé ne navigue plus dans des eaux calmes et à peine observées. Avec le succès vient le regard des investisseurs. Grosses publicités, grosses promotions, gros enjeux. AMC mise énormément sur la série qui est, d’ailleurs, renouvelée pour une autre saison en plus du «spin-off» prévu pour un futur proche.

The Walking Dead est une industrie plus qu’une série maintenant et c’est dommage. C’est aussi une ribambelle de produits dérivés, d’émissions dérivés (l’imbuvable The Talking Dead) en plus des centaines d’articles, de blogues et de podcast sur le sujet. Une usine à saucisses et on en redemande.

J’ai vu tous les épisodes et je dois avouer ne pas m’être amusé tout ce temps. Beaucoup de longueurs, beaucoup de non-sens, beaucoup de remplissage. Avec la pression de rallier un auditoire très vaste, les choses n’iront pas en s’améliorant.

Sans vous vendre la mèche, disons que la saison cinq s’amorce avec un grand coup qui balaie du revers de la main presque tout le travail des premières saisons. On ouvre les valves pour se renouveler au maximum afin de poursuivre l’aventure le plus longtemps possible.

La copie d’une copie d’une copie (merci Chuck P.)

Êtes-vous, comme moi, déçu du virage de la série vers la grosse machine qu’elle est maintenant? Le charme initial et les premières morsures de ces zombies du câble sont de lointains souvenirs. Comme mon plaisir de découvrir cette BD il y a plusieurs années déjà. Vestige d’une autre vie, comme la civilisation dans l’univers de la série.

La mort, c’est vendeur, mais ça fait des ravages.

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