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La fête du livre québécois

Photo: Yves Provencher/Métro

La deuxième édition de la journée «le 12 août, j’achète un livre québécois», c’est mercredi. L’objectif? Que 10 000 participants achètent des œuvres d’ici et en témoignent en photo sur les réseaux sociaux.

L’an dernier, 10 000 personnes ont participé à l’initiative de deux écrivains, Amélie Dubé et Patrice Cazeault. Ceux-ci souhaitaient «transformer le marché du livre au Québec pour une journée». Cette année, l’objectif est le même, et le défi est de dépasser l’effet de nouveauté. «On se demandait si les gens allaient encore embarquer», affirme M. Cazeault.

Ce succès d’engagement a été corroboré par une augmentation de 49% des ventes de livres québécois cette journée-là l’an dernier, précise l’auteur de la série de science-fiction Averia. «L’année dernière, je m’étais attelé derrière mon écran et je m’étais donné comme défi de commenter chaque photo qui passait. J’ai échoué cette mission! Les gens ont vraiment embarqué à fond, ils postaient des photos de leurs enfants le nez dans leur nouveau livre, c’était vraiment impressionnant à voir.»

Le 12 août est une initiative citoyenne, donc qui n’aurait peut-être pas eu le même effet si c’était l’industrie du livre qui avait initié le mouvement, croit M. Cazeault. «Là, c’est spontané. Ce sont deux auteurs qui invitent les gens à acheter un livre et à partager leurs découvertes.»

Après plusieurs questions du public et d’auteurs sur la définition de «livre québécois», Patrice Cazeault a décidé d’être inclusif: c’est un livre écrit par un Québécois francophone ou anglophone, un auteur qui vit au Québec ou même un auteur francophone, pour ne nommer que ces possibilités. «Si votre auteur préféré est Acadien, bien oui, ça nous fait plaisir. Achetez le livre de l’auteur qui vous plaît!»

Mais ces questions révèlent aussi que la notion de livre québécois n’est pas claire. Comme piste d’explication, M. Cazeault considère que les livres d’ici ne sont pas assez visibles, au milieu des traductions et des bouquins étrangers. «Je sais qu’il y a des gens qui réfléchissent à la possibilité d’apposer une étiquette. Comme pour les aliments. Ça dépasse un peu ce que j’ai comme initiative, mais c’est quelque chose que j’encourage. Ça serait intéressant de faire la même chose pour le livre au Québec.»

«Au niveau de l’offre, des milliers de titres sont publiés au Québec chaque année. C’est au niveau de la demande qu’il faut travailler.» – Patrice Cazeault, auteur, co-initiateur de la journée «le 12 août, j’achète un livre québécois»

 

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