Riverdance séduit encore et encore
Le spectacle à grand déploiement Riverdance s’est déployé à la salle Wilfrid-Pelletier lundi et le fera encore mardi soir. Retour sur un événement qui continue de réjouir les fidèles.
Composé par Bill Whelan, mis en scène par John McColgan et produit par Moya Doherty, Riverdance a été vu par quelque 22 millions de spectateurs à travers 40 pays. Même s’il roule depuis presque deux décennies, ce spectacle qui célèbre la culture, la danse et la musique irlandaises suscite encore un fol engouement, comme on a pu le constater lundi soir lors de la première des deux représentations données à la Place des Arts. Le public était pris d’une incroyable frénésie à chaque numéro, que celui-ci soit dansé ou instrumental.
Il faut dire que pour les amateurs du genre – car il faut aimer le style –, Riverdance offre de quoi se faire plaisir. Exécution en toute symbiose et à une vitesse extrême de pas de claquettes irlandaises, synchronisme total, couleurs éclatantes, scène enfumée… Pour ce qui est de la musique celtique, jouée live, on retrouve notamment une violoniste et un batteur qui se répondent dans un dialogue musical enlevé. À la moitié du premier acte, un joueur de cornemuse irlandaise offre également un solo, tandis qu’à l’arrière de la scène un paysage se dessine sur la toile.
Pour ajouter au côté historico-poétique, une voix off se fait parfois entendre, rappelant que «nous sommes venus des ténèbres, nous sommes venus de la nuit», racontant que «les vents s’abattent et se dispersent», ou affirmant «nous ne seront pas écrasés comme le grain».
Parmi les numéros les plus impressionnants, il y a celui où huit hommes en noir, bientôt rejoints par un neuvième, dansent dans un silence complet, si ce n’est pour les «Hey!» qu’ils lancent momentanément et le martèlement rythmique de leurs talons.
Autre instant marquant, la fin du premier acte, après lequel nous avons dû quitter pour mettre sous presse, qui se termine sur une épique chorégraphie durant laquelle 20 interprètes exécutent des pas à toute vitesse, sans que jamais un seul d’entre eux ne déroge à la cadence. Étonnant.
Riverdance
À la salle Wilfrid-Pelletier
Mardi à 20 h