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Destroyer: Tout détruire en douceur

Photo: Fabiola Carranza/Collaboration spéciale

Chaque fois qu’il termine un album, Dan Bejar se demande s’il pourra écrire une autre chanson. Pourtant, le prolifique et discret chanteur vancouvérois derrière Destroyer, moins connu de ce côté-ci du pays, présentera cette semaine aux Montréalais son 10e opus sur scène.

Ceux qui ne connaissent pas Destroyer pourraient croire qu’il s’agit d’un band de métal. Pourtant, le nom du projet musical de Dan Bejar ne reflète en rien son style de musique.

La formation pop-rock était d’abord un projet solo, lorsque Dan a commencé à enregistrer des chansons chez lui, dans les années 1990. Avec Poison Season, sorti en août, le talentueux auteur-compositeur-interprète nous propose un album débordant d’instruments différents, comportant même des touches de jazz, qu’on pourrait qualifier de joyeux et de sombre à la fois. Même s’ils ne seront pas aussi nombreux que sur l’album, Dan Bejar et ses sept musiciens promettent de casser la baraque sur scène.

«Il y a un certain sentiment d’effroi qui se dégage de l’album. Certaines chansons parlent du monde comme d’un endroit hostile, mais en même temps, elles ont une aura de romance», décrit le principal intéressé, alors qu’il se trouve quelque part entre Austin et Dallas, au Texas, en attendant que son autobus de tournée, tombé en panne, soit réparé.

«On ne sait pas encore comment on va se rendre à notre spectacle de ce soir, mais on va y arriver!» lâche-t-il en riant.

Difficile de croire que derrière cette voix empreinte d’une certaine sérénité se cache de l’anxiété. Pourtant, même après 20 ans de métier, Dan Bejar a toujours le trac à l’idée de monter sur une scène. Et la peur du syndrome de la page blanche.

«Chaque fois que je termine un album, je ne peux pas imaginer comment je vais pouvoir écrire une autre chanson», explique le chanteur, qui fêtera bientôt son 43e anniversaire.

«Je ne m’assois jamais pour écrire des chansons. Je vois des mots avec certaines mélodies qui flottent dans les airs, et je les attrape.» – Dan Bejar

Montréal la jolie
Le Vancouvérois, qui a déjà vécu quelques mois à Mont­réal, a beaucoup d’affection pour la métropole, et a très hâte de la retrouver.

«C’est une de mes villes préférées, confie-t-il. Elle est magnifique. Je pourrais juste m’y promener pendant des heures.»

C’est probablement ce qui nous donne envie de marcher d’un pas décidé dans la beauté automnale de Mont­réal, au rythme entraînant de sa chanson Dream Lover, à plein volume dans les oreilles, alors que Dan chante: «Oh shit, here comes the sun» (hé merde, voilà le soleil).

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Destroyer
Au Théâtre Fairmount
Jeudi 21h

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