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Frédéric Guindon: rap, poésie et solidarité

Photo: Collaboration spéciale

Frédéric Guindon parle du projet qu’il a initié, J’rappe tout seul quand Jean Narrache. Un projet aux multiples retombées. Autour du temps des Fêtes, le journaliste Frédéric Guindon orchestrait la compilation J’rappe tout seul quand Jean Narrache, un disque réunissant plusieurs rappeurs de la scène émergente : Osti One & Jam (K6A), MC Phylis et Maxime Robin, Maître J (NSD), Jeanbart (Omnikrom), Jesuis Gabbo (Omnikrom), Égypto alias Toutankarton et DJ Naes alias Toast Dawg, (Payz Play Supa Deejayz). Leur mission? Adapter un texte du poète Émile Coderre, alias Jean Narrache, décédé en 1970, mais dont les observations sur la vie des prolétaires québécois trouvent encore un écho aujourd’hui. Les profits du projet ont par ailleurs été versés à L’Itinéraire. Rendre hommage à un poète méconnu, faire connaître des artistes de la relève et aider une bonne cause: que demander de plus? Un passage aux FrancoFolies, pourquoi pas! Métro s’est entretenu avec Frédéric Guindon.

Ce projet a sûrement incité des amateurs de rap à s’intéresser à la poésie?
Ça faisait partie de mes objectifs de base, de montrer que le rap, ce n’est pas que de la musique de petit gars en culottes courtes qui pendent jusqu’aux chevilles. Et ça faisait longtemps que j’avais remarqué que les poèmes de Jean Narrache se transposeraient bien au rap.

Comment avez-vous découvert ce poète?
C’est un prof au secondaire qui nous l’avait d’abord fait lire, et j’avais bien aimé. Je suis retombé sur le recueil dans une vente de livres usagés. J’ai alors remarqué à quel point on y retrouvait le même genre de thématiques dans le rap aujourd’hui.

En lançant le projet, pensiez-vous que ça se rendrait jusqu’aux FrancoFolies?
Pas du tout! J’ai commencé à y penser quand les premières critiques sont sorties, quand j’ai vu que ça fonctionnait. Après les Fêtes, il y a eu une baisse de régime, et je me suis dit que ça serait l’fun de faire quelque chose avec tout ça l’été! Et nous voilà aux Francos.

C’est la première fois que le projet est présenté en spectacle, à part une petite performance au lancement et quelques apparitions télé et radio. À quoi est-ce qu’on peut s’attendre comme spectacle? Comment vous y préparez-vous?
Ça va être la première fois qu’on le fait devant public, effectivement! Et c’est tout une organisation, honnêtement, parce que 10 rappeurs qui ne travaillent pas nécessairement ensemble, qui n’ont pas les mêmes goûts, les mêmes intérêts, les mêmes disponibilités non plus, ce n’est pas facile à coordonner! La principale difficulté, c’est de faire en sorte que les 10 aillent dans la même direction. Mais on va être dans une belle petite salle – les Katacombes – et je crois qu’on devrait pouvoir offrir quelque chose de bien l’fun avec ça!

NSD et J’rappe tout seul quand Jean Narrache
Aux Katacombes
Vendredi soir à 23 h

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