Arts et spectacles

Un nouvel EP pour le montréalais d’adoption Dee Joyce

Le chanteur Dee Joyce
Le chanteur Dee Joyce Photo: Olivier Boivin/Métro

À travers son nouvel EP nommé Hédonisme, le chanteur Ludovic Tchoula Motho, alias Dee Joyce, revient sur les embûches qu’il a vécues tout au long de son parcours d’artiste jusqu’à son arrivée à Montréal, où il réussit maintenant à s’épanouir musicalement.

Le chanteur français s’est d’abord fait connaître en faisant partie du groupe Sankofa Unit, qui s’est rendu en demi-finale de l’émission La France a un incroyable talent en 2011.

Il a ensuite fait face à plusieurs embûches en tentant de lancer sa carrière solo en France avant de s’envoler vers Montréal, où sa vision musicale a finalement pris forme. C’est de ce parcours qu’il est question dans les quatre chansons de son nouvel opus.

«Avec l’émission, j’ai pu être médiatisé, mais après il y a eu tous ces enjeux de signer avec une maison de disques, de faire affaire avec les bonnes personnes, explique-t-il. J’étais jeune et je n’ai pas nécessairement pris les bonnes décisions.»

Dee Joyce revient notamment sur la dépression qu’il a vécue alors qu’il est venu très près de laisser tomber la musique. C’est cet événement qui a mené à son départ pour Montréal en 2020.

«On m’imposait des choix, on me disait que je devais chanter d’une certaine façon et que je devais faire seulement un style de musique précis, raconte l’artiste. J’avais l’impression qu’on me volait mon rêve. J’ai donc eu envie, maintenant que tout ça est derrière moi, de mettre des mots sur l’état dans lequel je me suis retrouvé.»

Passion

Depuis son arrivée au Québec, le chanteur en est à son troisième EP. Il a récemment emménagé à Saint-Laurent, où il retrouve le multiculturalisme qu’il cherchait lors de son arrivée dans la province.

«Mon arrivée à Saint-Laurent est venue confirmer les espoirs que j’avais en arrivant ici, dit-il. J’ai toujours l’impression d’être dans un rêve depuis que je suis à Montréal.»

La musique constitue une véritable passion pour Dee Joyce, qui en fait depuis l’âge de 14 ans. Il ne cherche cependant pas pour l’instant à vivre de son œuvre.

«Quand on doit courir après les contrats d’artistes et les scènes pour pouvoir subvenir à nos besoins, je crois que ça vient à l’encontre de cette idée de passion, explique-t-il. J’en reviendrais à en faire pour l’argent, et ce n’est pas ce que je veux.»

Son principal objectif est de rejoindre le plus grand public possible. Son aspect préféré d’être un artiste musical se trouve à être la connexion qu’un auditeur forme avec l’artiste via ses chansons.

«Déjà, j’arrive à guérir mes propres maux avec ma propre musique, donc je me dis que si ça arrive à toucher une seule autre personne de la même façon, je trouve ça magique, explique le chanteur. Ça peut aussi passer par une chanson dansante qui apporte du bonheur à certaines personnes. Je trouve ça superbe également.»

Futur

Son dernier EP étant à peine sorti, Dee Joyce travaille déjà sur son prochain projet. Il souhaite réaliser son rêve en sortant un album complet.

«Je suis né pour faire cet album, s’exclame-t-il. Même si ça prend 10, 20 ou 40 ans, je le ferai cet album, mais je l’espère très prochainement.»

Le chanteur compte donc se concentrer sur ce projet dans les prochains mois. D’ici là, son EP Hédonisme est disponible sur toutes les plateformes de diffusion musicale.

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