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Des mariages à la chaîne au festival La Noce

Photo: Charline Clavier

Il y avait de l’amour dans l’air ce week-end au festival La Noce, au Saguenay. En plus des nombreux spectacles qui y ont été présentés, pas moins de 43 «faux» mariages et deux véritables mariages ont été célébrés.

Durant toute la durée du festival, devant un petit autel érigé sur le magnifique site de la Pulperie à Chicoutimi, des mariages se sont enchaînés dans le plaisir et la bonne humeur.

Le comédien et réalisateur Patrick Guérard agissait à titre de célébrant, tandis que l’auteur-compositeur-interprète Gab Paquet tenait le rôle du chanteur de noces.

Unions entre ami.e.s, entre amoureux.ses, à deux, à trois, il y en avait pour tous les goûts. Les discours de vœux étaient parfois drôles, parfois touchants, parfois les deux en même temps, tous empreints de poésie et de complicité. 

«Les premières années, les gens s’inscrivaient sur place. En devenant plus connus, on a mis des plages horaires pour les mariages. Les gens réservent en avance, se préparent mieux. Ils arrivent habillés, avec des vœux. On fait un petit filtre pour qu’au moins ce qu’on célèbre soit un vrai amour, une vraie amitié, quelque chose de pur», relate Fred Poulin, directeur général de La Noce.

Origine du concept

Rencontré par Métro sur le site du festival, le directeur et cofondateur de l’événement explique les origines de ce concept bien original.

Complété par Éric Harvey et le musicien Philippe Brach, tous originaires du Saguenay et acteurs de l’industrie musicale, le trio voulait lancer dans la région un rassemblement qui rejoindrait une clientèle plus jeune que celle des autres festivals bien établis s’y tenant déjà, comme le Festival des rythmes du monde et le Festival des bières du monde.

Ils voulaient un festival où «ça allait faire le party». En cherchant un nom, ils se sont demandé ce qui constituait le plus gros party dans une vie. La réponse pour plusieurs: le mariage. De là est né le nom de La Noce. Et pour être en concordance avec cette idée, il fallait que des mariages y soient organisés.

Dès la première édition, en 2017, de faux mariages à 10 $, d’une durée de 10 à 15 minutes, s’y sont tenus.

De vrais mariages

En 2018, le concept est passé à un niveau supérieur. Le duo folk Saratoga, formé de deux musiciens en couple, s’est marié pour vrai. C’est Philippe Brach, qui avait suivi son cours de célébrant durant l’hiver, qui a officialisé l’union. C’était le premier vrai mariage notarié concrétisé à La Noce.

Depuis, il y en a eu chaque année. Le festival fournit un guide sur ce que les futur.e.s marié.e.s doivent faire au préalable pour se marier réellement sur place.

Samedi dernier, un des couples avait fait venir son propre célébrant et acheté 80 billets de festival pour toute la famille, qui se mêlait aux festivaliers curieux d’assister à un vrai mariage, entre deux concerts.

Des festivaliers fidèles

«Ce qui est l’fun si tu te maries à La Noce, c’est que, chaque année que tu reviens, tu célèbres ton anniversaire de mariage», souligne en souriant Fred Poulin.

Il ajoute que ces marié.e.s sont souvent des gens qui connaissent déjà le festival.

«Il faut que tu aies connu la vibe et que tu te reconnaisses dans ça. Si tu n’es pas quelqu’un qui rentre dans le profil classique du mariage à l’église et que tu es plutôt du type marginal, non conventionnel, c’est une super option», poursuit-il.

Lui-même n’est pas trop du type mariage. Il raconte être avec sa copine depuis 24 ans et lui avoir dit un jour que, s’ils se rendaient à 25 ans de vie couple, il l’épouserait.

«L’an prochain, il va y avoir une certaine pression sur mes épaules. Je vais probablement devoir sortir mon 10 $», rigole-t-il.

Aussi plein de concerts

Mais attention, le festival La Noce, ce n’est pas que des mariages, c’est aussi des concerts à profusion. Plus d’une cinquantaine d’artistes ont performé sur les différentes scènes du festival pendant le long congé de la fête du Canada. Cette année a été marquée notamment par de nombreuses prestations explosives d’artistes comme Lydia Képinski, Hubert Lenoir ou Loud.

La Noce, cette année, c’était aussi le retour sur scène du vétéran Daniel Bélanger, qui offrait son premier spectacle en quatre ans. L’artiste était pourtant loin d’être oublié. Le festival affichait complet ce soir-là. La foule était en pâmoison devant cet artiste qui a su transcender les générations, chantant à gorge déployée plusieurs de ses classiques, souvent les larmes sur les joues.

Daniel Bélanger à La Noce. Crédit photo: Marc-Étienne Mongrain

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