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45 garçons difficiles à trouver à «5 gars pour moi»

Sonia, participante à "5 gars pour moi", à TVA
Sonia, participante de la première saison de «5 gars pour moi», à TVA Photo: Jay Arsenault

Belle surprise télé du printemps, la téléréalité 5 gars pour moi est parvenue à former des couples qui, apparemment, dureraient encore à ce jour, en plus d’avoir captivé autour de 500 000 téléspectateur.trice.s friand.e.s de compétitions amoureuses.

Or, la mise en chantier du rendez-vous Cupidon de TVA, adapté du format britannique Five Guys a Week, n’a pas nécessairement été facile, a confié à Métro le réalisateur Simon Sachel. C’est qu’à l’automne dernier, en vue des tournages (qui se déroulaient en novembre et décembre), il fallait trouver pas moins de 45 garçons à présenter aux demoiselles participantes à l’émission… et ceux-ci ont semble-t-il été difficile à dégoter!

Le calcul est évidemment simple : chaque célibataire féminine de 5 gars pour moi est en vedette pendant une semaine complète de diffusion (du lundi au jeudi), pendant laquelle elle cohabite avec cinq hommes, dont l’un doit quitter au terme de chacun des quatre épisodes. Par tranche de cinq, pour neuf semaines à l’écran, c’est donc trois quinzaines de mâles que la boîte Sphère Média, qui pilote le projet, devait dénicher. Et les candidats beaux, charismatiques, intéressés à vivre l’aventure télévisuelle et, surtout, à l’âme esseulée, n’étaient pas légion.

«Le plus gros défi de ce show-là, c’était le casting, confirme Simon Sachel. À Occupation double et L’île de l’amour, trouver 10 garçons, ça marche plutôt bien. Mais de trouver 45 garçons, c’était compliqué, et il fallait en plus les garder stand by semaine après semaine, pour ne pas qu’ils rencontrent quelqu’un [hors du contexte de l’émission]…»

Marie-Michèle, candidate à 5 gars pour moi, en compagnie de ses prétendants
Crédit : Jay Arsenault

Quelques «surprises»

Simon Sachel et ses troupes ont également rencontré quelques «surprises» en cours d’aventure.

«Des gens pas séparés, qui étaient encore mariés légalement, cite en exemple le réalisateur. Mais, majoritairement, c’était du monde vraiment, vraiment intéressé. Et ceux qui se sont présentés en n’étant pas séparés étaient aussi intéressés… (rires) Mais ça plaisait moins aux candidates, mettons!»

Simon Sachel indique que les colocataires temporaires avaient droit à une préparation «minimale» avant que ne s’allument les caméras. C’est-à-dire qu’on leur conseillait de miser sur leur personnalité, leur spontanéité et leur authenticité pour ressortir du lot, sans planifier ou mettre quoi que ce soit en scène pour créer un meilleur «spectacle».

Des préentrevues étaient menées avec les aspirant.e.s participant.e.s au moment de la préproduction de 5 gars pour moi, mais une fois l’enregistrement commencé, si l’un voulait entrer dans la maison avec son chien, et l’autre, entonner une sérénade à la guitare, tout était permis. La production se laissait porter par les élans de ses protagonistes.

«Ultimement, et le format est conçu ainsi, la candidate est au centre de tout et c’est elle qui brille. On a nécessairement choisi des personnes dynamiques, avec de l’entregent, qui cochent beaucoup de qualités pour passer à la télévision. La fille mène la barque; alors, si elle est à l’aise en groupe, ça marche bien. Les garçons, eux, doivent se vendre : on leur disait de rester eux-mêmes. Si on voyait qu’ils correspondaient aux attentes des filles, on leur souhaitait bonne chance et on les laissait aller. Chacun adoptait la stratégie dont il avait envie.»

Sylvie, candidate à 5 gars pour moi, devant ses cinq prétendants
Crédit : Jay Arsenault

Jumelages diversifiés

Si 5 gars pour moi ne tend pas à faire l’éloge des corps parfaitement sculptés, les visages sélectionnés y sont néanmoins rarement désagréables à regarder, fait-on remarquer avec un sourire en coin à Simon Sachel. Ce dernier nous le concède, un brin hésitant, en insistant surtout sur la difficulté de composer des jumelages de joueur.euse.s diversifiés.

«On a reçu beaucoup, beaucoup d’inscriptions du côté des femmes, 800 ou 900. On a donc dû écarter beaucoup de candidates extraordinaires. Il fallait aussi choisir en fonction des régions. On voulait représenter toutes les régions du Québec, divers milieux professionnels… Il y avait un million de critères. On ne choisissait que neuf candidates, et ce n’était pas si simple que ça!»

Voilà qui plaira aux cœurs romantiques : 5 gars pour moi a réussi à former des duos de tourtereaux demeurés unis au-delà des tournages (quatre couples, souffle-t-on), et dont au moins un roucoule encore. Ça serait le cas du tandem formé lors de la toute première semaine, Janie et Dany.

La première saison de 5 gars pour moi se conclura la semaine prochaine, le jeudi 9 juin.

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