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Être Noir.e à Montréal selon 12 jeunes  

«Blackademia» de Roy Kingsley fait partie des courts métrages documentaires du programme Être Noir.e à Montréal. Photo: Gracieuseté FIFBM

Dans le cadre du Festival international du film black de Montréal (FIFBM), qui se déroule du 20 au 25 septembre, le public est convié à voir les courts métrages documentaires produits grâce au programme Être Noir.e au Canada. 

Cette initiative de la Fondation Fabienne Colas en est à sa troisième édition, la plus grande jusqu’à maintenant. En plus de Montréal, Toronto et Halifax, le programme, qui permet à des cinéastes noir.e.s émergent.e.s de 18 à 30 ans de réaliser leur premier court documentaire, a été élargi aux villes de Calgary, Ottawa et Vancouver, totalisant 35 films.  

Le volet montréalais comprend à lui seul 12 films d’une dizaine de minutes chacun, dont six en français et tout autant en anglais. Dans le lot, deux sont tout particulièrement réussis, tant pour leur propos que pour leurs images.  

Dans les yeux des jeunes de Montréal

On pense à Noir: coupable et innocent d’Ernst Pierre, qui aborde la question du racisme systémique et des arrestations injustifiées de personnes noires par le biais de celle de l’avocat Kwadwo Yeboah.  

Qui se ressemble, s’assemble? de Jenny Jean-Baptiste s’intéresse plutôt aux tensions entre la communauté haïtienne et la communauté africaine de Montréal, qui entretiennent mutuellement des préjugés envers l’autre, une réalité rarement discutée.  

Parmi la douzaine de films, on compte également plusieurs portraits, comme celui d’une finissante du secondaire qui pense à son parcours scolaire au privé en tant que jeune femme noire (Blackademia par Roy Kingsley) ou encore celui d’artistes qui racontent les hauts et les bas de leur carrière tout en rendant hommage à ceux et celles qui les ont inspiré.e.s (Black As My Art par Nkosi Phanord).  

D’autres courts métrages documentaires d’Être Noir.e à Montréal se penchent sur des histoires d’immigration, comme Ránti d’Aduke Babalola, qui explore l’histoire de sa famille nigériane au Canada, et Mon rêve du Canada de Tani Balourd, dans lequel trois personnes racontent leur arrivée à Montréal, leurs rêves et leurs déceptions.  

Le programme de la Fondation Fabienne Colas se présente comme «une étape essentielle sur la voie de la représentation et de l’équité raciale, à l’écran et derrière la caméra» et a l’ambition de «changer le visage de l’industrie cinématographique canadienne». 

 
Tous les films du programme Être Noir.e au Canada seront proposés au Cinéma du Parc le 21 septembre, de 17h à 23h. Les films montréalais seront diffusés entre 19h et 20h. Il est également possible d’acheter une passe pour profiter du festival en ligne.  

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