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La Compagnie créole, encore populaire… jusque dans les écoles 

La Compagnie Créole partira en tournée au Québec en 2023.
La Compagnie créole partira en tournée au Québec en 2023. Photo: Gracieuseté, Productions Martin Leclerc

On chante les ritournelles vitaminées de La Compagnie créole depuis une quarantaine d’années et, à en croire les membres du célèbre groupe antillais, on n’est pas près d’arrêter de se trémousser sur Ça fait rire les oiseaux et C’est bon pour le moral dans nos partys.  

Car, en plus de continuer à se promener en tournée et à remplir les salles de leurs admirateur.trice.s de longue date, en Europe comme au Québec, la chanteuse Clémence Bringtown et sa bande renouvellent sans cesse leur public. À un point tel que le répertoire de La Compagnie créole est encore au programme dans certaines écoles et anime toujours les camps de vacances.  

Avouez que vous n’y auriez peut-être pas cru, la dernière fois que vous avez fait le «train» ou que vous vous êtes secoué le popotin sur Le bal masqué ou Ba moin en ti bo dans un mariage.  

Clémence Bringtown de la Compagnie Créole
Clémence Bringtown de La Compagnie créole en entrevue avec Métro au Jardin botanique de Montréal / Photo : Denis Germain

«Il y a des enfants qui partent en vacances en métropole [française] et qui, pendant le trajet, écoutent La Compagnie créole, raconte Clémence Bringtown en entrevue avec Métro. Et, maintenant, ils apprennent les chansons à l’école. Certaines écoles, en France et en Martinique, font Bons baisers de Fort de France. Quand c’est le carnaval, ils font Le bal masqué. Et il y a aussi des enfants qui nous écrivent qu’ils font des spectacles sur les chansons de La Compagnie créole et nous demandent des informations! C’est quelque chose qui se perpétue et, même quand on ne sera plus là, La Compagnie créole va continuer d’exister dans la tête de beaucoup de personnes.» 

Et les mauvaises langues qui doutent de sa pertinence peuvent se raviser: La Compagnie créole a fait l’objet d’une étude du Département de psychologie de l’Université de Montréal, qui a couronné Ça fait rire les oiseaux du titre de meilleur ver d’oreille des 50 dernières années, devant I Will Survive et Don’t Worry, Be Happy.  

2000 personnes en feu 

Auprès des «grands» majeurs et vaccinés, le succès de La Compagnie créole ne se dément pas non plus. Producteur des spectacles de la formation en sol québécois, Martin Leclerc estime à environ 20 000 billets vendus le résultat de la dernière tournée de La Compagnie créole dans la Belle Province, 30 ans de fêtes au Québec, il y a quatre ans.  

«C’est assez surprenant de voir l’engouement du public, et surtout auprès des jeunes, remarque Martin Leclerc, lorsque joint par Métro. Un nouveau cycle de personnes vient voir les concerts de La Compagnie créole et découvre leurs vers d’oreille. Les salles ont été pleines lors de leur dernière tournée au Québec, et elles s’annoncent encore combles pour la prochaine, l’hiver prochain.» 

Le producteur rappelle qu’en février 2018, notamment, nos artistes fêtards avaient viré le Théâtre St-Denis à l’envers deux soirs d’affilée dans le cadre du festival Montréal en lumière. Colliers hawaïens, costumes colorés, parterre déchaîné en train de danser toute la soirée: parole de l’auteure de ces lignes, qui était de l’événement, c’était complètement endiablé! On se croyait sur une plage d’un tout-inclus du Sud. Et il y avait effectivement des visages de tous les âges dans l’assistance, des tout-petits en passant par des adolescents et des gens du troisième âge. 

«C’était quand même assez impressionnant de voir 2000 personnes faire la fête dans le Théâtre St-Denis», se souvient Martin Leclerc, qui décrit le Québec comme la «seconde terre d’accueil de La Compagnie créole».  

Pas de retraite! 

Et tant mieux si l’engouement est toujours présent pour La Compagnie créole, car ses quatre membres ont encore et toujours le feu sacré. Même si on ne se lassera jamais de leurs hits éternels, ils continuent de composer du nouveau matériel, surtout dans les créneaux gospel et spirituel, et dévoileront cet automne des morceaux fraîchement écrits portant sur la paix et la planète.  

Pendant la pandémie, la troupe a offert une relecture de son tube Au bal masqué, pour inciter la population à porter le masque, et a destiné une pièce au personnel soignant, Applaudissons, pour le remercier de ses efforts.  

Bref, pas de retraite en vue pour Clémence Bringtown, 73 ans, et ses comparses. Celle-ci prie le ciel de lui laisser la santé pour poursuivre son œuvre encore longtemps. Et même si son camarade José Sébéloué a connu quelques ennuis de santé récemment, en lien avec la maladie de Parkinson, il tient à monter sur scène quand même.  

«Tant que le public voudra de La Compagnie créole, et qu’on aura la santé et la pêche, on sera au rendez-vous, mentionne Clémence. Je ne m’imagine pas arrêter pour la retraite. Retrouver le public, c’est très important. C’est ce qui donne un sens à notre carrière et notre vie artistique. Le public a toujours été fidèle envers nous et on ne veut pas le décevoir.» 

«J’ai été élevée dans une famille où on se moquait bien de l’âge, ajoute la dame. Mon père disait toujours: on est vieux quand on est au cimetière et qu’on fait de vieux os!» 

La Compagnie créole viendra présenter sa tournée La machine à danser au Québec au début 2023. Celle-ci débutera à Joliette le 10 février, et s’arrêtera au Cabaret du Casino de Montréal les 17 et 18 février. Plusieurs villes seront à l’horaire jusqu’en mars. Pour plus d’informations: productionsmartinleclerc.com

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