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La saison foisonnante de l’ensemble musical Oktoecho

L’ensemble musical Oktoecho Photo: Michel Pinault

Une tournée québécoise d’envergure attend Oktoecho, ensemble axé sur la musique métissée moyen-orientale, occidentale et autochtone.  

À Montréal seulement, le collectif de création, qui comprend également des danseur.euse.s, participera à plusieurs événements culturels majeurs, dont la Virée classique de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), le Conseil des arts de Montréal (CAM) en tournée, le Festival Trad Montréal ainsi que le Festival international Présence autochtone

Le 28 juillet, sa riche saison prendra son envol! Oktoecho présentera Transcestral, spectacle réunissant une vingtaine d’artistes, au Théâtre de Verdure du parc La Fontaine, dans Le Plateau-Mont-Royal, dans le cadre du CAM en tournée.    

« C’est une musique qu’il faut écouter avec le corps, en se laissant aller, sans se mettre de barrière », expose la compositrice et codirectrice artistique d’Oktoecho Katia Makdissi-Warren en entrevue avec Métro.  

« Et ce que j’aime notamment dans ce spectacle, c’est qu’il y a beaucoup de joie. Et on a en besoin ces temps-ci. » 

Transcestral   

Katia se réjouit que Transcestral d’Oktoecho soit du CAM en tournée, un rendez-vous culturel qui fait rayonner l’art à l’échelle des quartiers de la métropole. 

« C’est un projet que les maisons de la culture ne pourraient pas forcément avoir, parce qu’on est beaucoup, souligne-t-elle. Mais avec l’aide du Conseil des arts, elles peuvent nous programmer. On est très heureux de pouvoir partager notre musique avec le plus de gens possible. » 

Transcestral s’inspire des musiques et des danses sacrées de traditions soufies — « une branche de l’islam très mystique et très douce », dit Katia — et autochtones d’ici pour exprimer la quête perpétuelle de l’harmonie entre l’humanité et la nature. Et les liens entre ces cultures abondent, indique la compositrice.  

« Chez les Autochtones, le tambour est un grand-père qui permet de se connecter avec l’invisible. Chez les soufis, c’est par le naï [une flûte], par le souffle, que l’on se connecte à l’invisible », cite-t-elle en guise d’exemple. 

C’est pour célébrer cette « pensée du monde invisible » que Katia a voulu unir ces cultures, ajoutant que « le tambour donne le rythme du cœur de la terre mère ». 

Dates de Transcestral  dans le cadre du CAM en tournée 

2 août, parc Goncourt, Anjou 
29 septembre, Cégep de Saint-Laurent  
15 novembre, Maison de la culture de Verdun  
25 novembre, Maison de la culture Mercier  
22 février 2024, Maison de la culture Claude-Léveillée, Villeray 

Lydia Etok, codirectrice artistique d’Oktoecho, volet autochtone, et Katia Makdissi-Warren, compositrice et directrice artistique d’Oktoecho. Photo : Damian Siqueiros

Genèse d’Oktoecho 

À l’époque de la fondation d’Oktoecho, en 2001, les styles musicaux n’étaient pas aussi ouverts, se souvient Katia Makdissi-Warren. C’est mue par le désir de faire se rencontrer des univers musicaux que la compositrice, fruit d’une mère libanaise et d’un père québécois, a cofondé l’ensemble avec Lydia Etok, chanteuse de gorge d’origine innue et codirectrice artistique pour le volet autochtone. 

Depuis quelques années, les cultures autochtones et arabes sont davantage mises en valeur et diffusées, ce qui n’était pas le cas aux prémices d’Oktoecho, rappelle Katia. « Au début, il fallait se battre, affirme-t-elle. Mais aujourd’hui, c’est plus accessible pour tout le monde, et il y a une curiosité. Le partage de la culture est plus vivant. » 

En plus de ses créations, Oktoecho, qui est en résidence à la Maison de la culture Ahuntsic depuis 2010, offre un enseignement spécialisé de la musique moyen-orientale, autochtone ou juive aux artistes professionnel.le.s.  

« C’est incroyable combien la nouvelle génération de musiciens est ouverte d’esprit sur les divers styles musicaux, sur la diversité culturelle », jubile Katia.  

Au cœur du projet d’Oktoecho, qui a pris de l’envergure au fil des années, se trouve justement la rencontre humaine, souligne Katia. « Tout le monde est vraiment là avec son cœur, tant musicalement qu’humainement. Ça crée quelque chose de très riche, et ça va plus loin que ce qu’on peut imaginer parce que tout le monde y met du sien. » 

Bien que le nombre d’artistes formant Oktoecho varie au gré du temps, certain.e.s artistes en font néanmoins partie depuis une quinzaine d’années.  

De par Montréal 

Cet été, Oktoecho rayonnera aussi à la Virée classique de l’OSM: le 18 août, il présentera alors au Théâtre Maisonneuve le concert Mémoires du monde, qui comprendra notamment du chant de gorge inuit. Un orchestre à cordes y jouera des compositions créées sur mesure pour l’événement. Le lendemain, Katia Makdissi-Warren donnera une conférence sur la musique traditionnelle et classique à l’Espace OSM de la Place des Arts. 

Le 20 août, Oktoecho présentera son atelier Les grands espaces rue Sainte-Catherine, à l’angle de la rue Saint-Urbain, lequel fera découvrir un jeu vocal traditionnel inuit. 

Puis, le 3 septembre, Oktoecho proposera un duo de percussions marocaines au parc Ahuntsic durant le Festival Trad Montréal. 

Le collectif dévoilera en outre au Festival international Présence autochtone le 11 août au Cinéma du Musée une vidéo en animation mêlant danse et musique, Inter-Nation-All, dont la musique a été composée notamment par Katia. 

« Ça rejoint l’esprit de la musique parce que c’est comme de la transe psychédélique en animation, explique la créatrice. On a travaillé dans l’esprit de partir de la ville et se rendre dans la nature. » 

En plus de transcender les frontières entre Soi et l’Autre, Oktoecho traversera celles de Montréal, sa tournée se déployant également au Festival de Lanaudière et au Festival des traditions du monde de Sherbrooke. 

Pour se procurer des billets, c’est par ici.

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