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Une formation universitaire expéditive

Pour encourager le retour en classe d’une clientèle professionnelle et plus scolarisée, les universités créent depuis quelques années des programmes d’études de courte durée. Jusqu’à présent, ces programmes, qui comprennent environ cinq cours, sont beaucoup plus développés au deuxième cycle universitaire.

«Maintenant que la population québécoise est plus scolarisée, les gens demandent plutôt de la formation de deuxième cycle, mais pas nécessairement pour faire une maîtrise complète», explique le directeur du bureau de l’enseignement et des programmes de l’Université du Québec à Montréal, André Bourret.

L’École de technologie supérieure (ETS) a mis sur pied plusieurs microgrammes de deuxième cycle universitaire ces dernières années. Loin de proposer des nouvelles
notions, ils se veulent plutôt un fractionnement du programme de maîtrise, afin de répondre à un besoin précis des étudiants professionnels.

«Au deuxième cycle, il y avait des étudiants qui s’inscrivaient en maîtrise parce qu’ils voulaient suivre deux ou trois cours spécifiques. Ils suivaient ces cours et ils disparaissaient dans la nature, ce qui faisait qu’on avait des taux de diplomation monstrueusement bas», rapporte le directeur des affaires académiques de l’ETS, Claude Olivier.

Des programmes cumulatifs
La création des microprogrammes a permis à l’ETS de conserver sa clientèle à la maîtrise et, depuis deux ans, de doubler le nombre d’étudiants inscrits aux programmes d’études de courte durée. Ceux-ci ont même la possibilité de cumuler des attestations de microprogrammes afin de décrocher un diplôme de grade, une maîtrise.

À l’UQAM, c’est différent. Il est plutôt question de mécanisme d’intégration, selon André Bourret. Dans certains cas, comme pour la maîtrise de gestion de projet, les étudiants peuvent commencer par un microprogramme et terminer avec une maîtrise, mais pas dans tous les cas. «Ce n’est pas systématique et ça ne peut être fait au hasard», dit le directeur du bureau de l’enseignement et des programmes de l’UQAM.

Reconnaissance des employeurs
Si les étudiants s’inscrivent à un microprogramme, c’est qu’ils veulent approfondir leurs connaissances et, dans certains cas, gravir les échelons d’une entreprise. Mais est-ce que les patrons reconnaissent cette formation universitaire, qui ne permet pas d’obtenir un diplôme, mais une attestation? Affirmatif, soutient M. Olivier. «Très souvent, ce sont les employeurs qui vont les payer», indique-t-il.

De son côté, André Bourret est plus nuancé. Dans le secteur public, où les diplômes correspondent à un échelon, il y a un problème, selon lui. «Parfois c’est crédité, d’autres fois, ce n’est pas crédité, mentionne-t-il. En général, un employeur a tendance à en tenir compte.»

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