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Des clandestins dans la classe

Peter Voergaard Rasmussen, Métro Danemark

Au Danemark, l’augmentation de l’impression illégale de livres scolaires a mené l’Asso­ciation des éditeurs locale à utiliser des étudiants comme agents. La semai­ne dernière, le propriétaire d’un centre de copie où des livres étaient systématiquement reproduits a été arrêté. La police a confisqué 216 livres prêts à être copiés.

«Nous ne pouvons concur­rencer ceux qui volent nos produits et les vendent à bas prix, a affirmé Ebbe Dam Nielsen, porte-parole de l’Asso­ciation. Le problème, c’est que nous perdons de l’argent qui aurait été investi dans le développement du marché du livre au Danemark.»

L’Association des éditeurs a vérifié si les centres de copie respectaient la loi en y envoyant des étudiants. Dans certains cas, ceux-ci se voyaient offrir des textes copiés illégalement. Plu­sieurs de ces étudiants clandestins avaient été recommandés par des enseignants.

«Nous avons utilisé des étudiants parce que nous ne voulions pas envoyer la police sans être absolument certains qu’il y avait fraude», explique Christina Bodtcher-Hansen, consultante légale à l’Association.

Pas un cas isolé

C’est la troisième fois que l’Association des éditeurs danoise dénonce un centre de copie dans la ville d’Arhus, dans l’est du pays. En 2001, 531 jeux de copies avaient été trouvés au centre de copie Frederiksbjerg. Le même com­merce cachait encore 2 300 textes numérisés en 2005. Dans ces deux cas,l’entreprise a dû payer des compensations de 54 000 et 31 000 euros, respectivement.

Dans le plus récent incident, la police a trouvé de nombreux livres d’économie et de droit. Selon des libraires interrogés par Métro, ceux qui étudient ces disciplines peuvent s’attendre à dépenser entre 1 880 et 2 680 euros pour les livres. Selon Mikael Bomholdt Nielsen, président du conseil étudiant à l’université Aarhus, «les étudiants ont de grosses dépen­ses comparativement à leurs revenus. Le coût des livres va dans la mauvaise direction. C’est pourquoi ces volumes ne devraient pas être taxés.»

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