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S'entraîner pour la rentrée en classe

À la veille de la rentrée scolaire, les étudiants doivent penser à stimuler leur esprit, mais aussi leur corps afin d’être frais et dispos sur les bancs d’école. Métro s’est tourné vers Alexandre Paré, un des professeurs du département de kinésiologie de l’Université de Montréal pour
dénicher quelques trucs.

Cardio

Le cœur avant tout

L’idéal serait de faire des exercices cardiovasculaires, de musculation et de flexibilité. Mais si un étudiant manque de temps, il devrait privilégier son système cardiovasculaire. «Avant d’avoir des gros muscles, il faut avoir un bon cÅ“ur», dit Alexandre Paré.

Suggestions d’activités cardiovasculaires

Pas besoin de débourser des centaines de dollars pour faire des exercices cardiovasculaires. «L’activité la plus simple, c’est clairement la marche rapide», note le kinésiologue. Et on est chanceux à Montréal : il y a le mont Royal.» Les étudiants peuvent aussi faire du jogging ou même du vélo sans se ruiner.

Comment mesurer l’intensité d’une activité?

Plutôt que de prendre son pouls pour mesurer l’intensité d’une activité physique, Alexandre Paré suggère d’essayer de parler ou même de chanter. «Si la personne est capable de chanter pendant qu’elle fait son activité cardiovasculaire, c’est qu’elle n’est pas assez intense, mentionne-t-il. Si la personne est capable d’entretenir une conversation, c’est une bonne intensité.

Plus que cela, on aura encore plus d’effets bénéfiques, mais il faut être plus avancé en terme de condition physique pour pouvoir le faire.»

À quelle fréquence faut-il pratiquer une activité physique?

C’est la question qui tue pour les nombreux étudiants qui ont plusieurs cours à leur agenda et qui occupent en plus un emploi à temps partiel. Tout dépend de l’intensité de l’activité physique, avance Alexandre Paré.

Si l’étudiant est capable de parler pendant son activité cardiovasculaire, l’idéal serait qu’il la pratique pendant 30 minutes, cinq à sept jours par semaine. Si l’activité est plus intense et que l’étudiant entretient une conversation seulement avec des «oui» ou des «non», il peut se contenter de la pratiquer pendant 20 à 30 minutes, de trois à quatre fois par semaine.

D’autres exercices

De la musculation

Pour un étudiant qui fait du sport pour son plaisir, des exercices de musculation du tronc sont tout indiqués. «Quand un tronc est en santé, on a généralement moins de problèmes de dos, avise M. Paré. Les étudiants sont souvent voûtés vers l’avant et c’est rare qu’ils soient bien assis pour étudier.» Les muscles du dos et des abdominaux doivent donc être renforcés.

Travailler les muscles du haut du dos est aussi une bonne chose puisqu’ils aideront l’étudiant à adopter une bonne posture.

En plus, le professeur Paré suggère de développer les muscles des cuisses. «Faire des exercices de musculation des cuisses va améliorer l’endurance et la force des jambes et cette nouvelle force va les porter plus loin et plus longtemps pendant une activité cardiovasculaire», explique le kinésiologue.

Des étirements

Le trapèze et les pectoraux sont des muscles que les étudiants devraient prendre le temps d’étirer afin d’adopter une bonne posture. Alexandre Paré suggère aussi d’étirer les muscles fléchisseurs des hanches, qui se trouvent à la jonction de la cuisse et les abdominaux. «Quand on est assis, ces muscles se raccourcissent et la mauvaise nouvelle, c’est qu’ils sont accrochés dans le dos. Alors quand on se relève, ils vont tirer et ça risque de provoquer des problèmes», fait valoir le kinésiologue.

La motivation

À deux, c’est toujours mieux

Pratiquer une activité physique à deux, c’est un gage d’assiduité, selon le kinésiologue de l’Université de Montréal. «Si j’ai un rendez-vous avec quelqu’un, je vais moins souvent manquer ma séance, dit-il. À deux, chacun se dit qu’il faut y aller parce que l’autre est là.»

Les sports d’équipe

Des étudiants opteront pour des sports amateurs pratiqués en équipe, comme le hockey, le volley-ball, le soccer ou autres. «Ils auront encore plus de motivation parce qu’ils y vont pour la gang et parce que l’équipe a besoin de d’eux», relate le professeur Paré. Ce dernier note au passage que ces sports d’équipe sont généralement plus intenses que les sports pratiqués individuellement ou à deux.
 
Horaire rigide ou non?

Vaut-il mieux réserver une plage horaire pour pratiquer un sport plutôt que d’y aller quand bon nous semble? Tout dépend de l’étudiant, selon Alexandre Paré. Certains ont besoin d’un horaire rigide pour s’entraîner, sinon ils n’iront pas. D’autres sont si mo-tivés qu’ils trouveront
toujours le temps d’aller marcher ou courir.

Un petit truc

Le sommeil

Si un étudiant veut être frais et dispo sur les bancs d’école, il doit dormir. S’il a de la difficulté à se concentrer en classe, c’est qu’il est fatigué, selon Alexandre Paré. Pour être éveillé en classe sans avoir besoin de consommer des boissons énergisantes, l’étudiant devrait dormir sept ou huit heures par nuit.

Et pour un sommeil optimal, il devrait aller au lit avant minuit. «On est fait pour dormir avant minuit, explique le professeur Paré. Quelqu’un qui dort de 1 h du matin à 7 h dort six heures, mais c’est moins bon que de dormir de 23 h à 5 h.»

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