Des obstacles d'ordre financier à surmonter
Pour les étudiants postsecondaires ayant un handicap, les frais reliés aux études englobent bien davantage que les droits de scolarité et le coût des manuels.
C’est pourquoi un nouveau projet de recherche, lancé conjointement cette semaine par la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire et le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur, tentera de dresser l’inventaire des obstacles d’ordre financier auxquels se heurtent les personnes handicapées qui souhaitent faire des études postsecondaires.
Ce projet de recherche fait l’objet d’une collaboration entre les chercheurs du Centre for the Study of Students in Postsecondary Education de l’Université de Toronto, de l’Association nationale des étudiants handicapés au niveau postsecondaire et de l’Association canadienne des conseillers en services aux étudiants handicapés au postsecondaire.
«Cette recherche devrait nous fournir des données très utiles dont nous pourrons nous servir pour améliorer l’accès aux études postsecondaires des personnes ayant des déficiences physiques ou des troubles d’apprentissage», a remarqué par voie de communiqué Norman Riddell, directeur exécutif et chef de la direction de la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire.
Dépenses variées
Parmi les dépenses supplémentaires que les étudiants handicapés doivent assumer, on compte notamment le matériel de cours en média substitut, les logiciels adaptatifs et l’assistance d’interprètes gestuels, de tuteurs et de préposés aux services de soutien à la personne.
Des dépenses qui sont souvent indispensables, mais dont le coût élevé entrave fréquemment la réalisation de leurs projets.