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Le home staging à l'école: suivre le courant

L’Institut Haver­hill, école de home staging, s’est installé à Montréal au moment même où le marché québécois de l’immobilier démontre un intérêt grandissant pour cette technique de décoration d’intérieur.

Depuis son ouverture, en juillet, l’école privée, qui a de nombreuses succursales aux États-Unis et dans les autres provinces canadiennes, a déjà reçu une centaine d’inscriptions.

«Il s’agit d’une industrie en pleine ébullition», confirme Nadia Fezzani, directrice des opérations chez Haverhill. Cette tendance est d’abord apparue, il y a quelques années, en Angleterre, puis aux États-Unis et dans les autres provinces canadien­nes, mais ce n’est qu’au cours de la dernière année qu’elle a fait son apparition ici. «Il s’agissait initialement d’un service qui interpellait une clientèle plus anglophone, mais nous voulons le rendre accessible à tous», ajoute-t-elle. Pour le moment, la formation n’est offerte qu’en anglais, même à Montréal.

Le home staging, ou valorisation résidentielle, a pour but de permette la vente rapide d’une résidence. «Contraire­ment à un décorateur d’intérieur, qui personnalise votre résidence selon vos goûts, le home stager rend votre demeure plus neutre afin que les acheteurs potentiels puissent s’y projeter», explique Nadia Fezzani.

Le conseiller en home staging n’entreprend donc pas de rénovations majeures, mais exploite plutôt les ressources dont dispose déjà la résidence, épure les pièces, revoit la disposition des meubles, effectue des réparations mineures et met en valeur les points forts de la propriété.

Une formation pratique
La formation dispensée par Haverhill s’étale sur une période maximale de six mois, selon le rythme de l’étudiant, et se déroule principalement à l’extérieur de ses murs. L’étudiant doit compléter avec succès les trois grandes étapes du programme avant d’être accrédité, soit un apprentissage théorique qui consiste en la lecture d’un manuel scolaire et une journée en classe, la mise en valeur de trois maisons et un examen final.

Facile? Pas tant que ça, pense Louise Garay, une étudiante de l’Institut. «À ma grande surprise, c’est un travail très physique, évalue-t-elle. Il faut déplacer des meubles et désencombrer des pièces. Il faut également être très créatif.»

«Nous n’exigeons aucune formation préalable, mais il faut posséder un intérêt marqué pour la décoration d’intérieur, vouloir travailler avec le public et être un bon communicateur», précise pour sa part Nadia Fezzani.

La formation peut mener à une carrière dans le design d’intérieur ou la vente immobilière.  

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