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Pour une carrière spécialisée dans l'aérospatiale

C’est à l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) que des centaines de jeunes prennent leur envol pour une carrière spécialisée dans l’aérospatiale. Préparant les étudiants à Å“uvrer dans une industrie en plein essor et dans laquelle l’expertise québécoise est reconnue à l’échelle internationale, les programmes d’études offerts à l’ÉNA affichent un taux de placement frôlant les 100 %!

Chef de file dans l’aérospatiale
«Saviez-vous que Montréal est l’une des seules villes dans le monde où l’on peut construire de A à Z toutes les composantes d’un aéronef?» demande Marie-Claire Chaurest, conseillère en information scolaire et professionnelle à l’ÉNA.

Affiliée au collège Édouard-Montpetit, l’ÉNA est située sur le site de l’aéroport de Saint-Hubert. Il s’agit d’un endroit stratégique où de nombreuses entreprises peuvent avoir l’Å“il ouvert sur les finissants des trois programmes exclusifs offerts par l’établissement : Techniques de construction aéronautique, Techniques de maintenance d’aéronefs et Techniques d’avionique.

Le fait est que la Belle Province figure au sixième rang mondial de l’industrie aérospatiale. Plus de 250 entreprises québécoises sont liées à cette industrie, que ce soit par leurs activités de construction, d’entre­tien ou de réparation. Parmi elles se trouvent plusieurs chefs de file mondiaux dont Bell Helicopter Textron, Bombardier Aéronautique, CAE et Pratt & Whitney Canada.

Des équipements à la fine pointe
Afin de former la relève conformément aux attentes et aux particularités du marché du travail, l’ÉNA dispose d’une flotte de 27 aéronefs, d’une dizaine d’hélicoptères et d’une trentaine de laboratoires et d’ateliers spécialisés. L’ensemble de ses équipements est évalué à plus de 50 M$.

En ajoutant une année de plus à sa formation, l’étudiant peut également bénéficier de l’Alternance travail-études (ATE). «Deux stages en entreprise sont prévus. Il s’agit d’un avantage considérable pour le futur technicien, qui a ainsi l’occasion de découvrir le milieu de travail d’une entreprise aérospatiale», indique Mme Chaurest.

Les stagiaires accueillis à bras ouverts
Étant donné les nombreux besoins de main-d’Å“uvre dus aux départs à la retraite et à la croissance du trafic aérien (intérieur, transfrontalier et international), l’établissement n’éprouve aucune difficulté à trouver des entreprises pour accueillir ses stagiaires.

Une étude réalisée par le Comité sectoriel de main-d’Å“uvre en aérospatiale (CAMAQ) révèle que les perspectives d’emploi sont en constante progression. Affichant 44 765 postes en 2007, l’industrie aérospatiale québécoise devrait compter plus de 49 000 emplois réguliers à temps complet en janvier 2009.

Une formation, de multiples possibilités
En plus d’ouvrir les portes d’une industrie des plus avant-gardistes, une formation en aérotechnique permet de tirer profit de ses habiletés manuelles, de son esprit analytique, de sa facilité à travailler en équipe ainsi que de son intérêt pour des domaines tels la mécanique, l’électronique et l’informatique.

Diplômé de l’ÉNA, André Montpetit témoigne que c’est après avoir participé à un camp spatial quand il était adolescent qu’il a eu la piqûre pour l’aérospatiale. «J’ai été attiré par le volet très technique et pratique de la formation offerte à l’ÉNA. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai poursuivi mes études à l’École de technologie supérieure (ETS). Aujourd’hui, je travaille pour Bombardier Aéronautique. On m’a offert de belles possibilités d’avancement.»

Directeur adjoint à l’ÉNA, Serge Rioux est également un ancien élève de cette école. «C’était mon deuxième choix de programme… mais il fut gagnant sur toute la ligne! La formation à l’ÉNA permet d’acquérir un solide bagage de connaissances et de compétences qui peut amener vers d’autres secteurs d’activité.»

Les finissants en construction aéronautique et en avionique peuvent ainsi travail­ler respectivement dans divers secteurs de la fabrication mécanique et de l’industrie de l’électronique.

«Plus de 30 % des diplômés décident aussi de poursuivre leurs études au niveau universitaire, que ce soit en génie mécanique ou électrique, ou encore en production automatisée», conclut Mme Chaurest.      
  
Cette chronique est un service de Septembre éditeur.

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