Simon Beauchamp voit la vie en rose
Après trois ans d’études au collège Ahuntsic en DEC Impression, Simon Beauchamp vient de recevoir la médaille d’or au Concours de sélection du mondial des métiers de Calgary, l’étape ultime avant le mondial, en 2009. Le jeune homme âgé tout juste d’une vingtaine d’années termine ses études. Déjà embauché comme margeur par l’imprimerie L’empreinte de Ville Saint-Laurent, il avait remporté en mai dernier le prix de la relève du CSMO.
Un heureux départ pour celui qui n’aurait pas pensé faire ses classes dans l’impression avant d’avoir accepté, par hasard, un emploi dans le domaine. «C’est en travaillant un été que j’ai décidé de changer de programme et de continuer dans cette voie, se souvient-il. Au départ, j’étais parti pour une filière administrative plus générale.»
Ce qui l’a motivé? «L’impression est un domaine très plaisant, qui touche les arts graphiques, affirme-t-il. C’est un beau métier dans lequel on est le dernier de la ligne; on veille donc sur ce que les gens ont conçu.»
Un métier «créatif et manuel»
Difficile? «Ça dépend. Moi je suis plutôt quelqu’un de manuel. J’étais déjà branché machines avant d’opérer en impression. Et la formation au collège est très complète; elle nous apprend toutes les bases qu’il faut avoir pour se lancer ensuite sur le marché du travail», assure-t-il. Des cours d’impression, de matières premières, de finition… mais aussi de physique et de science. «Ou comment mélanger les encres afin d’obtenir une couleur.»
Pour lui, les journées riment avec vigilance et précision : «Je m’assure que la machine ait assez de papier, et je contrôle le réglage de l’encre et des matières premières, explique-t-il. Ça ne demande pas forcément tout le temps de la créativité, mais lorsqu’un client veut que ça rende une certaine couleur, par exemple, on tente de trouver un moyen pour la produire.»
«Je sais que l’industrie manque beaucoup de main- d’Å“uvre en ce moment, constate Simon. C’est quasiment devenu alarmant! L’imprimerie est un beau milieu pour quelqu’un de créatif et manuel, où il y aussi des décisions à prendre.»
Pressier depuis près de trois ans, et surtout les fins de semaines durant ses années d’études, Simon envisage la suite avec sérénité… et ce qu’il faut d’ambition : «Pour l’instant, je suis bien sur mon poste. Mais plus tard, reprend-il, je pense que j’aimerais bien un métier plus orienté vers la gestion.»
On l’attend d’abord sur le podium du mondial de l’imprimerie!