L'argent et l'amour moins tabous au Québec
Les Québécois parlent plus facilement de leur vie privée que les Canadiens en général. C’est du moins ce que révèle le sondage annuel ADP sur le jour de paie.
Selon les résultats obtenus, 52 % des Canadiens et 57 % des Québécois révéleraient volontiers leur salaire.
Les Canadiens sont moins enclins à dévoiler les secrets de leur vie privée, puisque seuls 21 % d’entre eux divulgueraient des détails sur leur vie amoureuse. Au Québec, 31 % sont de l’aise à discuter de leur vie privée au bureau.
Des constatations qui permettent d’affirmer que dans la Belle Province, les conversations sont plus souvent teintées d’anecdotes personnelles permettant de mieux connaître les collègues.
«Les Québécois sont plus ouverts que les Canadiens en matière de vie personnelle, a confirmé par voie de communiqué Jean-Pierre Collard, directeur chez ADP. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont très conscients de l’importance de protéger adéquatement les renseignements personnels relatifs à leur paie. Les employeurs savent qu’en ayant recours aux services de professionnels de la paie, la confidentialité des renseignements personnels sera rigoureusement sauvegardée. C’est un avantage supplémentaire qui est très apprécié.»
Défis moraux
Par ailleurs, la majorité des Canadiens adoptent une attitude résolument honnête en ce qui concerne leur paie, a révélé le sondage ADP. Si, par erreur, ils recevaient un chèque de paie 50?% trop élevé, près de 9 Canadiens sur 10 (88?%) le signaleraient à leur employeur.
Enfin, 23 % des Canadiens et 27 % des Québécois jetteraient un coup d’Å“il au chèque de paie d’un collègue s’ils pouvaient le faire en toute impunité.