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Cap sur la formation maritime

L’Institut maritime du Québec est le seul établissement de formation maritime francophone au Canada. Disposant de programmes de formation aux perspectives d’emplois attra­yan­tes mais peu connues, cet établissement d’enseignement est certainement l’un des trésors les mieux cachés.

«Parce que les gens ne voient pas d’offres d’emploi dans les journaux en lien avec le domaine maritime, ils pensent qu’il n’y a pas de demande et que ce secteur d’emploi est en déclin», explique  Richard Tousignant, directeur adjoint et responsable du Service de l’enseignement régulier à l’Institut maritime.

«C’est tout à fait faux! La demande est tellement grande que les emplo­yeurs viennent directement dans notre école pour recruter nos nouveaux diplômés.»

Situé en plein coeur du Bas-Saint-Laurent, l’Institut maritime du Québec est affilié au cégep de Rimouski et ses programmes d’études collégiales sont conformes aux normes de Transports Canada ainsi qu’à celles de l’Organisation maritime internationale. Il propose cinq champs de spécialisation : l’architecture navale,  la navigation, le génie mécanique de marine, la plongée professionnelle et la logistique du transport.

Spécialités en demande
Après avoir obtenu son diplôme du programme Navigation en 2001, Éric Préfontaine a d’abord été officier de navires avant de revenir sur les bancs d’école pour enseigner dans un domaine qui le passionne.

Devant le simulateur de navigation électronique, il explique les exercices que doivent réaliser les étudiants : «Ils se préparent à l’examen ultime de huit heures durant lequel ils devront montrer qu’ils sont en mesure de planifier et coordonner toutes les facettes d’un voyage en mer.»

À l’instar de la formation en navigation, le programme Techniques de génie mécanique de marine prévoit 12 mois de stage en mer. «Avec leur brevet Officier mécanicien 4e classe, nos diplômés ont un salaire annuel qui se situe entre 40 000 $ et 50 000 $ en travaillant en moyenne six ou sept mois par année. Puis, en décrochant sa 1re classe au cours de sa carrière, un officier mécanicien peut gagner autant qu’un capitaine de navire, soit plus de 100 000 $ par année», souligne Bruno Beaulieu, directeur adjoint et responsable du service aux élèves, soulignant le manque de relève.

L’architecture navale est également une spécialité en demande. Elle réfère à tous les aspects relatifs à la structure, la stabilité, la dynamique et les systèmes mécaniques et électriques d’une structure flottante. «Elle ouvre bien des portes, mentionne Paule Simoneau, coordonnatrice du programme Technologie de l’architecture navale. La polyvalence de nos étudiants est recherchée.»

Offert en alternance travail-études, le programme Tech­niques de la logistique du transport forme pour sa part des professionnels en mesure d’organiser et de gérer les déplacements. De nos jours, cette expertise est, entre autres, sollicitée dans les entreprises manufacturières, les centres de distribution et les entreprises de transport.

L’Institut maritime abrite aussi un Centre de formation en plongée sous-marine professionnelle. Ce programme prépare à l’exercice du métier de scaphandrier sur les chantiers de construction sous-marins.

Cette chronique est un service de Septembre éditeur

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