La parole à Laurent Duperval
Pourquoi les gens ont-ils si peur de prendre la parole en public?
Ce qui arrive, c’est qu’ils ont peur d’être jugés. Ils ne se concentrent pas sur ce que les gens vont retirer de leur discours, mais sur ce qu’ils ressentent. Ils doivent arrêter de penser à eux et se demander : «Qu’est-ce que l’auditoire veut entendre? Comment rendre intéressante l’information que j’ai à transmettre?»
Quels sont les trucs pour être plus à l’aise devant un auditoire?
Le premier truc, c’est la préparation. Si on se met à penser à ce qui n’est pas au point dans notre présentation, aux choses qu’on pourrait oublier, on devient nerveux. Heureusement, tout ça se règle par la préparation. Barack Obama a préparé son discours d’investiture pendant quatre mois avant de le livrer. Plus un discours est important, plus il faut s’y préparer.
Mais si on nous demande de prendre la parole à brûle-pourpoint devant un public, c’est habituellement sur un sujet qu’on connaît et qu’on maîtrise. Le truc, c’est de se concentrer sur ce qu’on veut que l’auditoire sache sur ce sujet.
Qu’ont en commun les grands orateurs de ce monde?
Ils ont essentiellement trois points en commun : ils pensent plus à leur auditoire qu’à eux, ils sont préparés et ce qu’ils disent vient de leur cÅ“ur plus que de leur tête.
L’émotion, c’est contagieux et ça se transmet facilement au public. Les Barack Obama ou Jean-Marc Chaput sont efficaces parce qu’ils sont calmes, qu’ils connaissent leur message et, surtout, [parce qu’ils] parlent avec leur cÅ“ur.
Pourquoi est-ce important de savoir parler en public?
Pour un grand nombre de personnes, prendre la parole en public est la chose la plus terrifiante qui soit. Quand on réussit à vaincre cette peur-là, c’est pratiquement comme si on avait conquis la mort!
C’est la communication qui nous permet d’avancer dans n’importe quelle entreprise. Une personne capable de communiquer et de transmettre de l’information, des connaissances et de faire partager sa passion saura se faire remarquer par ses supérieurs. C’est le meilleur investissement qu’on puisse faire, quelle que soit notre carrière.
Laurent Duperval anime l’atelier Il ne faut pas être Barack Obama pour parler à brûle-pourpoint sur l’art de s’exprimer en public ce soir à 18 h 30 au restaurant Mario Angelo, à Montréal. Info : 514 902-0186