Retour vers l'informatique
Tout le monde se souvient de l’euphorie qui entourait l’informatique dans les années 1990. Ce domaine d’activités semblait promis à une croissance sans fin, et plusieurs jeunes voulaient y faire carrière. Nombreuses furent donc les déceptions lors du crash des «dot-com» en 2001. Des milliers d’emplois prévus ne se matérialisèrent jamais, les entreprises mirent beaucoup de gens à pied et plusieurs diplômés se retrouvèrent sans emploi.
Depuis, les jeunes ont boudé les formations en informatique, souvent encouragés par des adultes devenus méfiants. Alors qu’environ 10 000 jeunes étaient inscrits au collège en techniques informatiques en 1998, ils étaient moins de 4 000 en 2006, une chute dramatique! Les programmes universitaires n’ont guère fait mieux, perdant environ 2?000 inscrits depuis le crash.
Les temps changent
En 2001, une diminution des inscriptions était salutaire, le marché de l’informatique ne pouvant pas intégrer trop de nouveaux venus. Aujourd’hui, comme le rappelle Sylvie Gagnon, directrice de Technocompétences, le crash est chose du passé. En 2005, le niveau d’emploi qu’on avait connu avant 2001 avait déjà été rattrapé. Il a continué à augmenter depuis, de telle sorte que la demande d’informaticiens a recommencé à surpasser leur nombre.
Aux dernières nouvelles, le Québec comptait presque 190 000 travailleurs de l’informatique, répartis dans toutes les industries, alors qu’ils étaient à peine 140 000 en 2003, au pire du crash. Les scénarios les plus pessimistes prévoient que la demande pourrait encore augmenter d’environ 26?000 travailleurs d’ici 2015.
Dans les années 1990, le potentiel de création d’emplois en informatique était franchement exagéré. Le domaine a néanmoins fait la preuve qu’il peut générer des emplois à un rythme excédant celui de nombreux autres secteurs. Les jeunes qui possèdent l’intérêt et le talent nécessaires devront de nouveau inclure l’informatique parmi leurs options de carrière.
Les formations sont nombreuses et disponibles à tous les niveaux d’enseignement. Le site macarrièretechno.com en dresse une liste complète. On y trouve aussi des informations sur les métiers et les professions, les divers secteurs d’activités ainsi que des visites virtuelles.
Les premiers à perdre leur emploi lors du crash ont été ceux qui n’avaient acquis qu’une formation trop courte dans une technologie «hot», mais devenue rapidement désuète. Les employeurs recherchent maintenant des diplômés ayant une bonne formation de base qui permet d’affronter les changements technologiques. Ils cherchent aussi des candidats qui connaissent les technologies qu’ils utilisent déjà.
Grâce à des stages, les établissements doivent donc aider les étudiants à intégrer l’entreprise afin qu’ils puissent mieux les connaître. L’informatique, un beau défi en perspective!