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Que du bon dans le génie alimentaire

«La quinzaine de diplômés qui sortent de l’école chaque année trouvent immédiatement un emploi, et c’est largement insuffisant pour répondre à la demande», explique Chantale Arseneau, chargée de projets aux services des entreprises de l’Institut de technologie des emballages et du génie alimentaire (ITEGA).

La pénurie de main-d’Å“uvre dans le domaine du génie alimentaire souffre d’un manque criant de visibilité alors que l’industrie de l’alimentation «est le premier secteur manufacturier du Québec», précise Luc Cyr, agronome et responsable de l’information sur les études à la faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval.

Cette université est d’ailleurs la seule institution au Canada à offrir plusieurs programmes en génie alimentaire. À Montréal, l’Université McGill a fait le choix de se spécialiser dans l’enseignement du génie des bioressources.

Bonnes perspectives

La formation d’ingénieur, synonyme d’emplois garantis, est pourtant très peu suivie par les étudiants. Chantale Arseneau le cons­tate chaque année. «Tous les diplômés issus des deux formations offertes au Québec, à Laval et à McGill, sont aussitôt embauchés. Le problème, c’est que cela n’est pas très glamour de parler de génie alimentaire auprès des étudiants.»

Luc Cyr a la même ré­flexion : «Ils sont de 10 à 15 étudiants à s’inscrire au programme chaque année, alors qu’il serait facile d’en placer deux ou trois fois plus. Avant même la fin de leur formation, près de la moitié des étudiants sont déjà recrutés.»

Le baccalauréat dure quatre ans, et les sont les mêmes que pour toutes les disciplines qui mènent au statut d’ingénieur. En plus de les amener à maîtriser les bases conceptuelles propres au génie, le programme leur permet de se familiariser avec la transformation des produits alimentaires.

Cette formation permet d’occuper des postes d’ingénieur (alimentaire, de projet, en procédés alimentaires, de production, en mécanique de procédés, conseil), de conseiller technique en développement, de responsable de production, d’enseignant, de chercheur ou d’assistant de recherche, ou encore de représentant des ventes.

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