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Quitter Rio en quête de tranquillité

C’est en 2004 que Marcio Leibovitch a quitté le Brésil pour venir s’installer à Montréal avec sa femme. «À Rio, il y a près de 10 millions d’habitants. Il y a trop de monde, du trafic partout et de la violence. Nous voulions un endroit plus tranquille pour élever notre enfant.»

Venus une première fois en 2002 pour quelques mois, ils ont apprécié la ville, appris le français et décidé de refaire leur vie au Québec. «On a tout laissé. Tout le monde nous disait que nous étions fous. Nous avions des postes assez élevés là-bas, mais l’argent et la position dans la hiérarchie, ce n’est pas tout. Il faut être heureux dans son quotidien.»

Marcio a une formation d’ingénieur électronique et a toujours travaillé en informatique. D’abord en programmation, puis en design d’interface. «J’avais fait une recherche avant. Je savais qu’à Montréal, il y avait un grand développement technologique et qu’on y trouvait plusieurs compagnies dans le domaine de l’ergonomie de logiciels.»

L’intégration
Il a quand même eu besoin de 10 mois pour trouver un travail permanent dans son domaine. Lui et sa femme ont participé à une session d’intégration organisée par le gouvernement, ce qui les a beaucoup aidés. «C’est difficile, car il y a certaines différences culturelles, et on ne sait pas toujours ce qu’il convient de dire ou pas et quelle attitude adopter. Ma première entrevue s’est faite par téléphone. Ça, c’est quelque chose qui n’existe pas au Brésil.» Il a finalement trouvé du travail chez Yu Centrik, où il est maintenant directeur de l’expérience utilisateur.

Pas de regrets
Des amis brésiliens et montréalais qu’ils avaient connus il y a quelques années ont grandement facilité leur intégration et ont pesé dans la balance lorsqu’ils ont pris la décision d’émigrer. « Mais ça reste quand même difficile pour nous d’être éloignés de la famille et des amis de longue date qui sont restés au Brésil.»

Marcio ne regrette cependant pas sa décision. «Ici, à Montréal, la plage est loin, mais au moins, il y a des parcs et des piscines publiques partout, et on est plus tranquilles.» Il s’est dit agréablement surpris aussi de l’ouverture des gens. «Je ne me suis jamais senti comme un étranger ici. Et en général, les gens sont toujours prêts à aider. À donner des renseignements pour nous orienter, par exemple. Au Brésil, les gens sont très chaleureux, mais plus méfiants. Le premier hiver, quand des voitures étaient prises dans le banc de neige et que je voyais les gens aller aider à pousser la voiture, je trouvais ça incroyable!»

Ah, l’hiver… Une grosse adaptation lorsqu’on vient d’une ville où il fait toujours chaud et où la plage est à cinq minutes à pied… Mais Marcio s’y fait : «S’il ne faisait pas froid ici, ce serait trop parfait! Et il y aurait trop de monde!»

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