Formation et emplois

Échanges étudiants: portes grandes ouvertes sur le monde

Frédéric Khalkhal, Métro

L’Université de Montréal compte chaque année plus de 400 étudiants qui décident de vivre un échange universitaire à l’étranger.

David Provencher, en troisième année de son bac en sciences politiques, est l’un d’entre eux. Il a bénéficié d’un programme d’échange universitaire. En 2008, il a étudié pendant une session à Lund, en Suède. «Je voulais améliorer mon anglais en allant en Grande-Bretagne, mais cela n’a pas pu se faire. Alors, j’ai cherché un autre endroit en Europe où l’on parlait l’anglais et j’ai été accepté en Suède, dans une très bonne université.»

David a été admis au programme d’échanges d’étudiants de la CREPUQ. Ce programme permet à des étudiants inscrits dans un établissement universitaire de poursuivre une partie de leurs études dans un autre établissement universitaire étranger pendant le trimestre d’automne, d’été ou d’hiver, mais pas plus d’une année.

De la Suède à l’Europe de l’Est
David Provencher, en optant pour la Suède, s’est ouvert les portes de l’Europe du Nord et de l’Est «J’ai vécu une expérience très enrichissante. À tel point que je compte y retourner en avril. J’ai profité de mon séjour pour découvrir la Russie, la Finlande, l’Arcti­que.»

L’étudiant n’a pas eu le temps de s’ennuyer du Québec. Même à plusieurs milliers de kilomètres de chez lui, le cordon ombilical n’était pas complètement coupé. «Nous nous retrouvions entre Québécois pour regarder les matchs de hockey», illustre-t-il.

Des programmes à profusion pour l’été
Les program­mes d’échanges étudiants sont de plus en plus populaires au Québec. Chaque université développe son programme en s’associant à un maximum de campus dans le monde. Les échan­ges peuvent avoir lieu à n’importe quel moment de l’année et offrent une formation supplémentaire à l’étudiant globe-trotter.  

Depuis 2002, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a même choisi de délocaliser certains de ses cours en Europe pendant l’été. Toute la classe déménage, avec ses professeurs, à 6 000 km pour recevoir en français un cours de premier cycle de trois crédits. «Avec la formule de l’école d’été, l’obstacle de la langue est levé, et beaucoup d’étudiants ont réalisé qu’ils avaient là une occasion idéale de découvrir des pays comme l’Allemagne, la Grèce ou l’Italie», explique le service international de l’UQAM. Le programme est proposé aux étudiants de toutes les facultés.

D’autres préfèrent l’échan­­ge linguistique. Le collège Ahuntsic a ainsi signé, l’automne dernier, un protocole d’entente avec le lycée Rotteck de Fribourg, en Allemagne, pour des échanges linguistiques. Chaque été, plusieurs élèves du programme de Langues du cégep vont donc aller perfectionner leur allemand en voyageant. 

Ô Canada!
Par ailleurs, un programme d’échange interprovincial permet aux gouvernements de l’Alberta, de l’Île-du-Prince-Édouard (IPE) et du Manitoba d’accueillir près d’une centaine d’étudiants universitaires québécois pendant l’été. En retour, les ministères et organismes du Québec reçoivent autant d’étudiants de ces trois provinces, qui n’auront ainsi pas à sortir du Canada pour vivre une expérience linguistique.

Depuis la création du programme, plus de 9 000 étudiants du Québec et de ces provinces ont relevé le défi. Ce ne sont pas les exemples d’échanges collégiaux ou universitaires interprovinciaux ou internationaux qui manquent. 

Enfin, signalons que le CREPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec) offre d’autres possibilités de vivre un échange universitaire. 

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