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Six trucs pour bien préparer ses examens de fin de session

Tous les étudiants doivent faire face à de nombreuses situations de stress, notamment durant
la période d’examen. Comment composer avec l’angoisse de ne pas être à la hauteur? «Chez un étudiant, il existe des sources de stress incroyables, car il vit toujours de la nouveauté, estime Denyse Normand, formatrice en gestion de stress à l’Université Laval. Le milieu scolaire est un milieu de gens stressés et qui demande des performances. L’angoisse de manquer d’argent ou de décevoir les attentes de la famille peut également peser.»

Pour ceux qui tentent de l’ignorer, le remède pourrait même être pire que le mal : «En ignorant le sujet du stress, on a tendance à développer un sentiment de menace dont on ne reconnaît plus l’objet», met en garde Gilles Lussier, psychologue à l’École Polytechnique. Voici six manières de faire face au stress.

Mieux se préparer
Pour vaincre l’angoisse du trou noir, les étudiants doivent travailler leur préparation, car une simple équation se vérifie : «Moins on est préparé à une situation ou à un examen, plus on a tendance à vivre un grand stress, rappelle Denyse Normand. L’impor­tant est donc de bien s’outiller avant afin de ne pas ajouter le manque de préparation à une situation déjà stressante.»

Avoir un comportement sain
Parmi les conseils de base figure celui de développer un comportement sain en adoptant une bonne hygiène de vie : dormir suffisamment, éviter la consommation d’alcool, de drogue, de café… «Et faire les bons choix : sortir la veille d’un examen est un exemple d’initiative qui fera forcément vivre plus de stress», continue Mme Normand.

Faire de l’exercice physique

Faire de l’exercice physique ou des balades dans la nature, ainsi que s’entraîner à avoir une cohérence cardiaque intéressante sont de très bonnes façons de lutter contrer le stress. «Rien que le fait de pratiquer un sport trois fois par semaine permet à notre organisme de produire de l’endorphine, une hormone euphorisante et calmante», affirme la formatrice.

Verbaliser une situation stressante
Sans oublier que, parfois, des moyens simples, comme verbaliser une situation stressante ou reconsidérer l’ordre de ses priorités en ciblant ses objectifs et ses besoins, permettent de diminuer la source de stress.

Avoir un plan B
«Il faut être capable de penser à un plan B, voire à un plan C avant l’examen, pour savoir ce qu’on fera si notre plan A ne fonctionne pas. Cela évitera à notre cerveau de s’emballer le jour de l’examen, estime Gilles Lussier. ll faut se rappeler qu’échouer n’est pas un problème. Cela offre l’occasion de savoir ce qu’on va faire de cet échec et de savoir l’expliquer.»

Utiliser des moyens de secours
Le jour J, l’étudiant peut aussi utiliser des moyens ponctuels comme la respiration ou la méditation pour se détendre. Et ne pas trop se mettre de la pression sur les épaules : «L’important est de gagner la guerre, pas une bataille, rappelle M. Lussier. Certains étudiants s’imposent des exigences trop grandes et estiment que s’ils n’ont pas 90 %, c’est qu’ils ont échoué.» 

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