Formation et emplois

Une carrière à plus de 350 km/h!

Devenir pilote est sans aucun doute le rêve de plusieurs d’entre nous. Et les chiffres sont là pour le prouver : le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) du Cégep de Chi­cou­timi reçoit plus de 300 de­man­des d’admission par année. Mais dans le monde du pilotage, l’appel est davantage une question de vocation que de rêve. Au pays des oiseaux de fer, les postulants sont nombreux, mais le choix des aspirants tout ce qu’il y a de plus méticuleux et précis.

Une sélection en plusieurs étapes
C’est à Saint-Honoré, en plein coeur de la MRC du Fjord-du-Saguenay, que sont formés les pilotes du CQFA. Cet établissement est en fait la seule école publique de la province à dispenser le programme Pilotage d’aéronefs.

«Bien qu’il y ait une pénurie de pilotes, l’accès au programme demeure difficile. Le processus de sélection est long et complexe», tient à préciser Serge Boucher, directeur du CQFA. En plus de la réussite de ses études secondaires, incluant les matières préalables que sont les mathématiques et la physique, le candidat doit se soumettre à près de cinq heures d’examens et de tests. Cette évaluation vise, entre autres, à déceler les habiletés à communiquer, la rapidité de calcul mental, le sens de l’orientation, la mémoire, la connaissance des langues anglaise et française et les notions sur le monde de l’aviation. Des examens médicaux et de la vue sont également prévus.

À la fin du processus de sélection, seulement 10 % des candidats seront retenus. «Nous voulons recruter les meilleurs aspirants pilotes, souligne M. Boucher. Ce choix de carrière ne doit pas se faire sur un coup tête. Devenir pilote exige une motivation qui va au-delà du simple désir d’être aux commandes d’un impressionnant appareil et de tout le prestige associé à la profession. Cette décision exige une prise de conscience des nombreuses responsabilités et des conditions de travail particulières relatives à la vie d’un pilote.»

Pilotage de ligne, de brousse et d’hélicoptère
Durant les deux premières années de sa formation collégiale, l’étudiant en pilotage suit un horaire composé de cours dispensés au Cégep de Chicoutimi et au CQFA.

À sa troisième année de formation en pilotage d’aéronefs, l’étudiant perfectionne l’une des trois voies de spécialisation suivantes : pilotage de ligne, pilotage de brousse et pilotage d’hélicoptère. Alternant l’enseignement théorique et pratique, chaque voie comprend plus de 200 heures de vol.

 «Le cours comprend des sorties opérationnelles dans différents milieux géographiques et contextes météorologiques. L’objectif est de développer chez l’étudiant ses aptitudes à gérer les urgences, et à travailler en milieu isolé et hostile. Les règles de la sécurité aérienne et celles concernant l’utilisation des avions et des simulateurs de vol sont très strictes», affirme Richard Pedneault, chef instructeur adjoint et conseiller pédagogique.

En obtenant son diplôme d’études collégiales au CQFA, l’étudiant acquiert également sa licence de pilote professionnel. Les Forces canadiennes, les transporteurs privés ainsi que les petites et moyennes entreprises engagent de nombreux finissants du CQFA.

Cette chronique est un service de Septembre éditeur 

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