Formation et emplois

Se former sans perdre son temps: les formations courtes ont la cote

Noémie Debot-Ducloyer - Métro

Difficile de s’y retrouver dans les offres de formations courtes. Vaut-il mieux choisir une école privée ou un établissement public? Quels sont les avantages et les inconvénients d’une telle formation? Roberto Figueroa, directeur général et conseiller d’orientation à Enjeux Carrière, et Pierre Bureau, conseiller d’orientation au Carrefour jeunesse emploi, donnent leurs conseils pour s’orienter.

  • Bien choisir sa formation courte

Selon M. Bureau, pour ne pas se tromper dans son orientation, mieux vaut d’abord jaser avec des gens qui font le métier auquel on aspire. Les candidats aux formations courtes doivent également «penser en bons consommateurs et évaluer la pertinence de leurs études sur le marché du travail», continue M. Figueroa.

  • Admissibilité

Pour s’inscrire à une formation publi­que, le candidat doit remplir un formulaire afin de dresser un bilan de ses expériences. Pour certaines formations, l’admission est plus restreinte. Au cours d’une entrevue, l’étudiant potentiel doit alors faire valoir ses motivations.

  • Formation privée ou publique

«Beaucoup d’adultes qui retournent sur le marché du travail ont recours aux services gouvernementaux d’Emploi Québec, commente M. Figueroa. Les éco­les privées jouent davantage sur le marketing pour attirer des candidats.»

M. Bureau distingue deux catégories de diplômes. La première regroupe les diplômes contrôlés par le ministère : les attestations d’études collégiales (AEC), les diplômes d’études professionnelles (DEP) qui sont des programmes de haut niveau du secondaire et les attestations de spécialisation professionnelle (ASP).

La deuxième est celle des diplômes remis par les écoles privées, où la qualité de l’enseignement n’est pas vérifiée. Les candidats payent souvent très cher et ne sont pas assurés d’avoir un bon diplôme. Attention aux success story des étudiants, mises de l’avant par les écoles pour vendre leur programme.

  • Le coût

Les formations les plus chères sont celles qui touchent à l’informatique et aux techniques de génie du son, leur coût variant entre 15 000 $ et 20?000 $. Par contre, une formation courte en vente et conseil, par exemple, ne coûtera qu’une centaine de dollars.

  • Cours du soir

«Beaucoup de personnes se réorientent en suivant des formations courtes, car leur travail ne leur plaît plus. Comme elles ont d’autres obligations de jour, elles s’inscrivent à des cours du soir. Aujourd’hui, il n’y a pas assez de formations courtes offertes en ligne pour ces gens-là», croit M. Figueroa.

  • Emplois

«Comme les formations courtes sont pointues et portent sur un domaine spécifique, si le travail évolue, la personne ne sera pas forcément formée pour ses nouvelles fonctions, conclut M. Bureau. L’école donne des outils, c’est ensuite au salarié de s’adapter.»

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