Formation et emplois

De la commission Bouchard-Taylor à l'université

Au printemps 2008, la commission Bourchard-Taylor accouchait d’un rapport où le mot «interculturalisme» revenait comme un refrain. Dans les universités, une nouvelle génération de programmes, compatibles avec ce modèle de gestion de la diversité culturelle, a vu le jour.

Une nouvelle maîtrise en médiation interculturelle, signée Université de Sher­brooke. Un baccalauréat en enseignement de l’éthi­que et de la culture religieuse au secondaire et une mineure en études islamiques à l’Université de Montréal.

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) n’est pas en reste, avec son certificat en immigration et relations interethniques. Mais con­­trairement aux autres programmes cités, celui de l’UQAM n’est pas tout jeune.

À l’avant-garde
«On a été des pionniers. C’était le premier programme au Québec qui tenait compte de l’enjeu de l’interculturalisme», signale Victor Armo­ny, directeur du programme créé il y a une quinzaine d’années par Micheline Labelle, professeure au Dépar­tement de sociologie de l’UQAM.

Aujourd’hui, l’intérêt pour le programme, qui «a toujours été populaire», est grandissant. Une clientèle diversifiée, immigrante ou non, est séduite par la formule.

Des détenteurs d’un di­plôme étranger s’en servent comme complément à leur formation. Par exemple, un diplômé en droit peut envisager, avec ce certificat en poche, offrir des services juridiques aux immigrants.

Le programme, qui peut être suivi à temps partiel, attire des intervenants du secteur gouvernemental et paragouvernemental, des services de la santé, de l’immigration, des services policiers, de l’aide juridique, etc.

Cité par Bouchard et Taylor
Le programme de maîtrise en médiation interculturelle de l’Université de Sherbrooke attire une clientèle similaire. Proposé au printemps 2008, à la fin des travaux de la Commission Bouchard-Taylor, il est cité par les deux auteurs dans leur rapport final.

Claude Gélinas, professeur à la Faculté de théologie, d’éthique et de philosophie et responsable du programme, explique que l’idée a germé dans la tête de Michèle Vatz-Laaroussi, professeure du Département de service social de l’Université de Sherbrooke, en 2004.

Le programme accueille cet automne sa deuxième cohorte d’étudiants. Les cours se donnent toutes les deux semaines, le vendredi et le samedi, afin d’accommoder les nombreux étudiants déjà sur le marché du travail. Le cours sera bientôt offert au campus de Longueuil.

L’Université de Sherbrooke se positionne avantageusement dans le créneau de L’interculturalisme, avec le Groupe de recherche Société, Droit et Religions. Elle créait en outre récemment, en partenariat avec le Collège Dawson et l’Université de Beijing, l’Institut Confucius, auquel sont rattachés plusieurs programmes d’études où la langue et la culture chinoises sont à l’honneur.

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