Formation et emplois

Travailler dans les assurances de dommages, pour faire quoi?

Offrant plus de 23 000 emplois directs, le domaine des assurances de dommages constitue un important employeur au Québec. L’industrie représente plus de 7 G$ en chiffre d’affaires annuel. Cependant, il y a une pénurie de main-d’Å“uvre, avec en moyenne 1 400 pos­tes à combler chaque année.

Pour réussir dans l’assurance de dommages, il faut beaucoup plus que des compétences de vendeur; il existe différents métiers qui requièrent tous des habiletés distinctes. Il y a tout d’abord l’agent qui travaille au sein d’une entreprise pour laquelle il vend un produit. Il représente la compagnie d’assurance, alors que courtier, engagé par un cabinet de courtage, représente l’assuré et vend plusieurs produits de différents assureurs.

Au service des clients

«L’agent et le courtier doivent identifier et cerner les besoins du client, explique François Leduc, professeur au programme de Conseil en assurance et services financiers au Collège Montmorency. Ces métiers demandent beaucoup d’entregent et de tact puisqu’ils relèvent du service à la clientèle.»

Louis Cyr, courtier d’assurance agréé et animateur à la radio des chroniques «Le monde de l’assurance», précise que les bons agents et courtiers ne sont pas systématiquement d’excellents vendeurs. «On peut avoir de bons résultats en étant très professionnel, c’est-à-dire en offrant toute l’information pertinente.»

À la recherche de preuves
Il y a ensuite l’expert qui enquête sur les sinistres. «Il doit établir les causes du sinistre, donc il peut être appelé à faire des enquêtes, à trouver des témoins, à demander des rapports de police et à faire des analyses», explique M. Leduc.

Cependant, il faut préciser que ce n’est pas un détective. «L’expert s’intéresse au détail des contrats, il doit donc avoir des con­naissances techniques en matière d’assurance et en ce qui concerne les aspects légaux», indique Louis Cyr. Il ajoute que le but reste de constater un dommage et de le relier à une couverture. «Il faut également être empathique. Les gens avec qui on fait affaires sont touchés par un sinistre, ils peuvent être stressés ou en état de choc.»

Travailler dans l’ombre
Finalement, le souscripteur constitue sans doute le professionnel le plus méconnu parce qu’il n’est pas en contact avec le public. Il est celui qui reçoit et analyse les dossiers afin d’établir les conditions et les clauses d’un contrat. «Les qualités requises sont de posséder une bonne capacité d’analyse, de bien connaître les assurances et la gestion de risque, d’avoir un esprit de synthèse et d’aimer les chiffres. C’est un technicien», explique M. Cyr.

Ce domaine est donc vaste et complexe. Chacun de ces métiers présente un excellent taux de placement, qui dé­passe les 90 %. «C’est le seul domaine à offrir une réelle sécurité d’emploi», précise-t-il.

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