Formation et emplois

100 % de placement pour les hygiénistes dentaires

Le taux de placement des hygiénistes dentaires fraîchement diplômées du cégep est presque de 100 %, même si leur nombre a augmenté de 60 % depuis 2008. Comment expliquer cette excellente situation des diplômées sur le marché du travail?

D’abord, la population est consciente de l’importance d’une bonne santé dentaire comme jamais auparavant. Pour les jeunes surtout, un bon détartrage et un polissage des dents sont devenus des obligations régulières. La demande pour ces traitements augmente donc considérablement, et ce sont les hygiénistes qui les exécutent, puisqu’ils leur ont été délégués par les dentistes depuis longtemps déjà.

Ensuite, les dentistes apprécient la polyvalence des hygiénistes. En effet, celles-ci peuvent prendre des radiographies buccales et participer au dépistage de nombreuses maladies buccodentaires. Elles aident les patients à établir un plan de prévention de ces maladies en leur enseignant les techniques appropriées de soins dentaires. Cette polyvalence fait que presque toutes les visites chez un dentiste comprennent maintenant l’intervention de l’hygiéniste.

Comme les dentistes eux-mêmes ont le vent dans les voiles, l’augmentation de leurs activités favorise aussi l’embauche des hygiénistes, souvent au détriment des assistantes dentaires, moins polyvalentes. Environ 97 % des hygiénistes travaillent dans un cabinet de dentistes.

Mobilité accrue
De plus, selon Johanne Côté, présidente et directrice de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec (OHDQ), on trouvera bientôt des hygiénistes dans plusieurs établissements de santé, dont les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD).

À cause de leur difficulté à se déplacer, les patients des CHSLD ont été privés des services des hygiénistes, qui étaient quant à elles confinées aux cabinets. Les hygiénistes offriront bientôt leurs services à toutes les clientèles à motilité réduite là où elles se trouvent : personnes âgées, malades chroniques, etc. Selon Mme Côté, l’avenir de la profession passe par cette mobilité accrue des hygiénistes.

Il y a un bel équilibre en ce moment entre le nombre de diplômées en hygiène dentaire et la demande pour leurs services. Il n’y a pas de pénurie, bien que le taux de chômage soit très bas. Si certains cabinets manquent d’hygiénistes dentaires, selon Mme Côté, il s’agit plutôt d’un problème de gestion des ressources humaines. Il peut s’avérer difficile, en effet, de trouver une remplaçante pour une hygiéniste qui s’absente lorsque la plupart des hygiénistes travaillent déjà à temps plein.

Neuf cégeps offrent le DEC en techniques d’hygiène dentaire au Québec. Dans la grande région de Montréal, cette formation est offerte par les collèges de Maisonneuve, Édouard-Montpetit et John Abbott. Récemment, le Collège de Lanaudière a commencé à offrir ce programme à son campus de Terrebonne.

Toujours selon Mme Côté, c’est aussi un métier où il est facile de réconcilier les exigences du travail et de la famille, car les heures de travail sont régulières.

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