Formation et emplois

Venir étudier au Québec… et plus si affinités

  • Mohamed Dauferey Yeo

Pays d’origine : Côte d’Ivoire
Date d’arrivée : Novembre 2006
Études : UQAM (baccalauréat en économie), HEC (maîtrise en Transfert des technologies et Affaires internationales)
Ce qu’il aime au Québec : L’humour québécois
Ce qu’il a découvert ici : Le hockey

Parti d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, Mohamed Dauferey Yeo est venu étudier au Canada, un pays qui le fascinait depuis toujours. «Quand on entend parler du Canada à l’étranger, ce n’est presque jamais négatif. On se fait une idée d’un pays de liberté.»

Mohamed s’est donc inscrit à l’Université du Québec à Montréal au baccalauréat en économie. Trois ans plus tard, il vient tout juste de recevoir son diplôme et entame maintenant une maîtrise en Transfert des technologies et Affaires internationales à HEC Montréal. «C’est un programme axé sur la coopération entre les pays du nord et ceux du sud», explique le jeune homme qui aspire à une carrière à l’international.

L’étudiant apprécie le fait de pouvoir étudier en français en Amérique du Nord, même s’il admet avoir dû s’adapter à notre langue qui diffère légèrement du français de sa terre natale. «Ce fut un petit choc auquel je me suis habitué assez vite, mais un petit choc tout de même. Les mots ne sont plus les mêmes et, quand ils le sont, ils n’ont pas toujours la même signification», explique le jeune homme en riant.

La plus grosse adaptation qu’il ait dû faire demeure l’hiver canadien. «Je me disais que, s’il y avait des gens qui habitaient là-bas, ça devait donc être vivable… mon avis a un peu changé, dit-il à la blague. La première fois que j’ai vu de la neige, ça m’a fait un choc. Ça continue de me choquer, mais ça ne doit pas être un handicap, y a moyen de faire avec.»

Mohamed aime particulièrement le multiculturalisme du pays et de la métropole québécoise. Les histoires entourant les accommodements raisonnables n’ont pas troublé le jeune homme, qui dit comprendre qu’une partie de la population cherche à défendre son espace. «Le débat de fond ne me gêne aucunement, ce sont plutôt les interprétations extrêmes qui peuvent être dangereuses.»

  • Aubrey William Trask

Pays d’origine : États-Unis
Date d’arrivée : Mai 2007
Études : McGill (3e année de baccalauréat en développement international, avec mineure en langue asiatique avancée et langue française)
Ce qu’il aime au Québec : Les gens et les grands espaces
Ce qu’il a découvert ici : Le square dance (set carré) à Trois-Rivières

Ce ne sont pas les droits de scolarité moins élevés qui ont attiré l’Américain Aubrey William Trask à l’Université McGill. S’il ne nie pas qu’étudier de ce côté-ci de la frontière représente un avantage financier certain, il est surtout venu à Montréal pour connaître ses racines. Né en Floride, Aubrey est Américain par son père et Canadien par sa mère. Il avait déjà vécu aux États-Unis et en Chine, mais jamais au Canada.

À son arrivée, le jeune homme de 20 ans s’est fait un devoir d’apprendre la langue des Québécois. Il a suivi un cours de français de trois mois à l’UQAM, puis a séjourné à Trois-Rivières grâce au programme gouvernemental de langue Explore.

«Avant d’arriver, j’avais fait quelques recherches à propos du Québec et je me suis dit que c’était impossible de vraiment vivre ici sans avoir une certaine connaissance de la langue française», explique celui qui parle également le mandarin.

Aubrey termine maintenant un baccalauréat en développement international à McGill, mais il a élu domicile tout près du métro Laurier, où il continue à pratiquer son français avec ses voisins.

Il ne considère pas le froid comme un aspect négatif de son expérience. Disons que l’hiver lui a permis de redécouvrir certaines choses. «En Floride, je détestais la chaleur, mais après avoir vécu dans le froid, pour la première fois de ma vie, j’ai apprécié l’été», admet-il. En tant qu’Améri­cain, Aubrey n’a pas eu trop de difficultés à s’adapter à la culture canadienne, bien qu’il doive parfois affronter certaines idées reçues à propos de son pays.

«Il y aura toujours des stéréotypes, mais les gens d’ici croient connaître les Américains, car nos pays sont très proches. Il faut se rappeler que la population américaine est de 300 millions de personnes, 10 fois le Canada et chaque État des États-Unis a ses particularités.»

Articles récents du même sujet