Formation et emplois

Une profession après la révolution

Contrairement à la croyance populaire, le programme de soudage-montage est, avec ses 180 heures et ses nombreuses exigences, une des formations les plus lourdes. Fini le temps où les étudiants soudaient à longueur de journée. Depuis la fusion des formations de soudage et d’assemblage, le programme a littéralement connu une révolution. «Pendant longtemps, le métier était axé sur la pratique; toutefois, ce n’est plus le cas aujourd’hui», lance Stéphane Beaudoin, enseignant au CFP Pierre-Dupuy à Longueuil.

Ce que confirme Réal Paquette, directeur adjoint des secteurs de la soudure et de l’électricité à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. «Les entreprises demandent des travailleurs polyvalents capables de souder et d’assembler, explique-t-il. Pour refléter cette nouvelle réalité, les deux programmes ont été fusionnés en un seul il y a plusieurs années.»

Cette décision a eu pour effet d’augmenter le nombre de notions théoriques que doivent désormais maîtriser les étudiants. «Le cours reste majoritairement pratique, souligne Michel Demers, du CFP Pierre-Dupuy, mais les notions théoriques occupent une plus grande place.» Environ un tiers du temps est maintenant consacré aux notions théoriques concernant les procédés métallurgiques, la lecture et l’interprétation des plans, et les mathématiques. «Ça permet aux élèves de s’initier à des domaines qu’ils connaissent moins et d’avoir plus de défis à relever», affirme Marc Samia, de l’Institut technique Aviron.

La demande de l’industrie a aussi changé les notions enseignées. «Par exemple, les étudiants passent maintenant plus de temps sur les différentes techniques de soudage (SMAW, GTAW, GMAW, FCAW, SAW, RW, PAW)», précise Stéphane Beaudoin. «Le programme n’a pas changé tant que ça. Ce sont les priorités de l’industrie qui ne sont plus les mêmes. Nous nous ajustons pour que la formation soit adaptée à la demande. Mais au bout du compte, avec les notions théoriques et les exercices pratiques, nos élèves sont prêts à affronter le marché du travail», conclut Michel Demers.

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