Formation et emplois

Qui est heureux au travail?

La dernière étude de l’Indice relatif de bonheur (IRB) dresse un portrait du bonheur au travail des Québécois. Les fonctionnaires seraient parmi les moins heureux au boulot, alors que le domaine de l’assurance semble plutôt satisfaisant. Survol des principales conclusions de cette étude.

L’importance du bonheur au travail

  • Le bonheur au travail est prioritaire pour la majo­rité des Québécois. Près de 75 % croient que cela est primordial en 2010, et 44 % estiment que cela est essentiel pour toute entreprise soucieuse de sa réussite et de son avenir.

  • Toutefois, 32 % des répondants de l’enquête de l’IRB considèrent que leur em­ployeur se préoccupe peu de la notion de bonheur au travail.

Les meilleurs et les moins bons employeurs

  • Le domaine de l’assurance se détache du lot en ayant parmi les meilleurs résultats de l’enquête quant à l’ouverture des employeurs à l’égard des nouvelles idées (35,8 %), de la préoccupation exprimée par les emplo­yeurs pour améliorer le niveau de bonheur de leurs employés (59,9 %) et de la volonté de savoir si les employés considèrent leur em­plo­yeur comme étant bon ou très bon (84,5 %).

  • Le domaine de la fonction publique tire pour sa part de la patte sur le plan du bonheur de ses employés au travail, qu’il s’agisse du fédéral (IRB le plus bas et deuxième employeur le plus fermé), du provincial (employeur le plus fermé, troisième plus mauvais employeur) ou du municipal (deuxième employeur le moins préoccupé par le bonheur de ses employés). Les chiffres reflètent la difficulté d’instaurer dans ces structures des méthodes de gestion permettant aux employés de se plaire davantage dans leur milieu de travail et de se sentir appréciés.

Satisfaction au travail

  • Moins de la moitié de la population (42 %) se dit pleinement satisfaite de son travail, alors que la majorité (56 %) s’en déclare plus ou moins satisfaite ou pas satisfaite.

  • L’enquête montre aussi que la satisfaction au travail augmente avec l’âge et, conséquemment, avec les revenus. Les responsables de l’enquête tiennent toutefois à souligner que l’influence de la rémunération sur l’appréciation du travail a plus à voir avec le niveau de responsabilité et les défis que propose le travail avec le temps, lesquels ont forcément une incidence sur la rémunération.

La théorie des 5r

  • Les résultats de l’enquête soulignent  de nouveau l’importance qu’a la thérie des 5R dans l’appréciation du travail, soit les Relations de travail,  la Réalisation de soi, la Reconnaissance, la Responsabilisation et la Rémunération.

  • La réalisation de soi au travail est une notion plus importante pour les jeunes de 18-24 ans (31 %), pour les personnes à hauts revenus (26 %) et pour les hommes (25 %) que pour les femmes (16 %).

  • La qualité des relations de travail semble être beaucoup plus importante pour les femmes (49 %) que pour les hommes (39 %).

  • Les personnes dont le niveau de bonheur s’est détérioré dans la dernière année semblaient accorder une plus grande importance à la reconnaissance au travail (21 %) que ceux dont le niveau de bonheur est resté plutôt stable.

Le climat de travail

  • Pas moins de 29 points séparent le niveau de bonheur des personnes qui évaluent comme étant  très bon leur climat de travail de celles qui le jugent mauvais.

  • Cette relation entre climat de travail et bonheur est d’importance égale,  peu importe le sexe, le groupe d’âge, la scolarité et le salaire.

Dépression et épuisement

  • Plus du quart des répondants  (26 %) ont été victimes d’une dépression ou d’un épuisement professionnel.

  • Plus du quart (26 %) des gens ont affirmé être victimes de harcèlement psychologique au travail, et 5 %  sur une base régulière.

  • Si plus de la moitié des répondants (58 %) considèrent que les cas de dépression sont rarement ou jamais exagérés, d’autres pensent que ces cas sont souvent (4 %) ou parfois (36 %) exagérés. Les groupes entretenant les préjugés les plus forts à l’égard de sur la dépression sont les hommes (46 %) et les personnes aux revenus les plus élevés (45 %).

Articles récents du même sujet