Nouvel environnement numérique à l'UdeM
Ces derniers mois, 12 cours ont été donnés par l’intermédiaire de StudiUM, une nouvelle plateforme d’apprentissage numérique qui permet de créer des blogues et des forums de discussion, et d’intégrer une multitude d’éléments interactifs.
Quelque 350 étudiants ont donc déjà testé StudiUM. Les commentaires formulés à la suite de cette première implantation sont positifs. «La plateforme promet d’être conviviale, polyvalente et efficace», indique Hélène David, vice-rectrice aux affaires académiques et rectrice suppléante à l’Université de Montréal.
Le nouvel environnement numérique convient à «100 % des professeurs et chargés de cours et à 100 % des étudiants», lance Olivier Guillot, l’un des trois conseillers pédagogiques de l’équipe de mise en place de StudiUM.
Cet été, une centaine de cours – dont la moitié provient de l’ancienne technologie, WebCT, transférée vers la nouvelle – porteront la marque StudiUM. À l’automne, ce chiffre s’élèvera à plus d’un millier de cours.
Élaboré à partir du logiciel Moodle, utilisé dans plus de 200 pays, traduit dans 90 langues et choisi par la plupart des universités québécoises, StudiUM est une adaptation maison d’un environnement numérique conçu pour les besoins des universitaires.
Les cours donnés par l’entremise de WebCT seront encore offerts, mais ils seront graduellement transférés vers StudiUM. En décembre 2012, WebCT disparaîtra complètement.
Tous au StudiUM
«Si je donnais des cours aujourd’hui, je ne me priverais pas d’un tel outil», mentionne Jean-Pierre Blondin, vice-recteur adjoint aux études de premier cycle et responsable de ce dossier, qui a enseigné pendant 25 ans au Département de psychologie.
Pas nécessaire, cependant, de s’immerger sans transition. «Pour certains enseignants, l’apport de StudiUM sera partiel. L’UdeM compte seulement une douzaine de cours en ligne où les étudiants ne rencontrent pas une seule fois leur professeur. Mais entre cet enseignement virtuel et le cours magistral d’autrefois, il y a de nombreux usages possibles.»
À son avis, tout professeur devrait savoir présenter sous forme numérique des éléments comme le plan de cours ou une partie de sa documentation. Or, la méthode de l’imprimé photocopié est encore beaucoup trop employée.
«Seuls environ 1?200 cours sur les 5 000 qui sont donnés annuellement étaient sur WebCT, reprend Mme David. C’est la preuve que cette technologie n’est pas très conviviale.»
Urgence StudiUM
Une équipe de soutien d’une douzaine de personnes – techniciens, informaticiens et conseillers pédagogiques – a été constituée pour venir en aide au personnel enseignant. «Nous avons deux clientèles, note M. Guillot : les gens qui passent de l’ancienne technologie à la nouvelle et ceux qui partent de zéro. Dans les deux cas, une formation de trois heures suffit.»
Une enquête menée à l’hiver 2010 par Claire Durand, professeure au Département de sociologie, avec la collaboration de Marianne Rheault, étudiante à la maîtrise, a révélé que les professeurs manifestent peu de résistance aux changements technologiques.