Soutenez

Réussir son passage d'étudiant à professionnel

Véronique Leduc - Métro

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre et, selon Carolina Castro, conseillère en ressources humaines agréée (CRHA) et coach certifiée associée (ACC) chez Vézina Nadeau Labre, une entreprise spécialisée en coaching de carrière, notre attitude devrait dépendre du secteur dans lequel on désire travailler et de notre objectif de carrière.

«Dans certains secteurs plus fermés, les emplois sont difficiles à avoir. Dans ce cas, il faut avant tout faire ses classes, comprendre le milieu, con­naître les joueurs et se bâtir un réseau.»  

L’important, selon Carolina Castro, c’est de rester réaliste. «Bien sûr, on aimerait toujours accéder directement au poste de nos rêves, mais parfois, il faut aussi gravir les échelons», croit-elle. Il est important de comprendre, justement, qu’un premier emploi sert souvent de tremplin pour aller ailleurs ensuite.

Comprendre sa valeur
D’un autre côté, il ne faut pas perdre de vue que l’on a investi temps et argent dans nos études et qu’on mérite un poste qui nous satifasse, croit Annie Viel-Rioux, CRHA, ACC, coach professionnelle et consultante en ressources hu­maines.

«Dans tous les cas, il vaut mieux être intéressé par notre premier emploi. Je conseille donc de ne pas accepter le premier emploi venu, mais plutôt de se fixer un objectif qui guidera nos choix, en lien avec nos études, nos intérêts et notre potentiel.»

Selon Annie Viel-Rioux, il faut éviter, à la fin de ses études, de se précipiter et d’accepter un emploi par dépit : «Si cet emploi ne nous fait pas vibrer, s’il ne sert pas à développer nos aptitudes ou s’il ne cadre pas dans nos objectifs de carrière, il ne sert à rien de l’occuper.»

Carolina Castro est du même avis et ajoute qu’il est important de se demander si l’emploi qui nous est offert est stratégique et s’il correspond à nos valeurs.

Question d’équilibre
Ce n’est pas toujours évident, mais pour son premier emploi, il faut donc savoir ce que l’on vaut et ne pas accepter n’importe quoi, tout en restant réaliste et en ne refusant pas systématiquement tous les postes qui ne correspondent pas à l’emploi de nos rêves.

C’est une question d’équilibre. Pour nous aider à y voir plus clair, Carolina Castro  nous conseille de nous servir du réseau qu’on aura (dans l’idéal) construit pendant nos études. «Les étudiants de notre domaine peuvent nous donner leur avis et nos anciens professeurs peuvent nous servir de mentors et évaluer avec nous si l’emploi offert est stratégique», croit-elle.

Bref, selon Carolina Castro et Annie Viel-Rioux, il n’y a pas de chemin tout tracé. Ce sera à l’ancien étudiant et futur professionnel d’établir ses objectifs et d’évaluer sa situation afin de trouver un équilibre entre emploi rêvé et réalisme.

Une période critique
Bien qu’il ne faille pas accepter n’importe quoi au sortir des études, il reste important de ne pas laisser passer une trop grande période de temps entre la fin de ses études et son premier emploi.

En effet, après six mois, selon Annie Viel-Rioux, et un an, selon Carolina Castro, un employeur pourrait soupçonner un problème chez le finissant en situation de recherche d’emploi depuis «trop» longtemps. Par exemple, il pourrait penser que le candidat n’est pas vrai­ment motivé à travailler, qu’il est trop exigeant dans sa recherche d’emploi ou encore, qu’il ne réussit pas bien ses entrevues…

Et c’est sans parler des domaines dans lesquels les choses évoluent très rapidement et à l’intérieur desquels l’ancien étudiant pourrait se sentir dépassé après avoir été quelques mois seulement en dehors du circuit.

Annie Viel-Rioux rappelle que, de toutes façons, même si on accepte un emploi, cela ne nous empêche pas de continuer nos recherches de façon ponctuelle pour trouver un poste qui nous convienne mieux.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.