Soutenez

Les nouvelles technologies à l'emploi

Zoom sur trois secteurs d’activité dont le visage a changé depuis l’arrivée des nouvelles technologies.

  • Dentisterie

Comme toute profession médicale, la dentisterie est soumise à des évolutions constantes que favorise l’émergence des nouvelles technologies et des nouvelles matières.

«Avec mes 39 ans de prati­que, j’ai vécu le passage du plom­bage en argent aux matériaux composites. Cela permet d’avoir des plom­bages qui, en plus d’être plus discrets parce qu’ils sont blancs, durcissent sous l’action de la lumière au moment où on le souhaite et s’adaptent à la forme du trou qu’on réalise», explique Serge Langlois, président de l’Association des chirur­giens-dentistes du Québec.

Et ce n’est pas tout : il n’est désormais pas rare de voir de jeunes dentistes se munir d’une lunette télescopique pour poser ces composites au micron près, ou d’une roulette possédant une lumière.

Grâce au nu­mé­rique, les radiogra­phies et les em­preintes peu­vent désormais être prises par une caméra de la taille d’un simple stylo. Les résultats sont ensuite étudiés à l’écran, puis ils peuvent être imprimés ou ache­minés par l’internet.

«Les empreintes numéri­ques permettent aus­si de gagner du temps, puis­que l’empreinte et la fabrication de l’appareil dentaire peuvent être réalisées par un ordinateur dans la même journée», assure M. Langlois.

Rapides et sécuritaires, ces nouvelles technologies permettent parfois d’éviter les extractions de dents… mais ne remplaceront jamais la dextérité et le con­tact du chirurgien-dentiste.

Plus de renseignements sur le site de l’Association des chirur­giens-dentistes du Québec.


  • L’imprimerie

Que reste-t-il des planches à dessins, des équer­res et des compas, fidèles compagnons des infographistes? Vingt ans après l’arrivée du numérique, toutes les étapes de la chaîne graphique ont été bousculées.

«Aujourd’hui, notre outil de travail principal est l’ordinateur : tous les équipements qui servaient d’intermédiai­res entre le fichier et la forme imprimée ont disparu», affirme Robert Legal, professeur en techniques de l’impression au Collège Ahuntsic.

Du côté des équipements, les imprimantes numériques ont remplacé les impriman­tes offset des débuts. «Un imprimeur doit désormais être capable de proposer plusieurs procédés d’impression pour survivre face à la concur­rence», estime M. Legal. Avec un but ultime : aller toujours plus vite.

«Aujourd’hui, on peut proposer une vitesse de tirage allant de 18 000 à 100 000 feuilles par heure. Certains imprimeurs garantissent la livraison du travail en 24 heures, tandis que d’autres ne travaillent qu’à travers le web», constate le professeur.

Le travail des pressiers a aussi complètement changé : bien qu’il ne soit pas rare de voir s’activer un seul pressier (au lieu de quatre anciennement), ces derniers doivent surveiller plusieurs écrans en même temps et ajuster les paramètres de la console en permanence.

Seule ombre au tableau : le coût de ces nouvelles technologies reste encore prohibitif pour les petits imprimeurs, puisqu’il faut allonger environ 2 M$ pour une presse offset de cinq couleurs.

Pour plus de renseignements sur la formation en
Techniques de l’impression visiter le site du Collège Ahuntsic.

  • L’industrie des mines

Avec l’apparition des nouvelles technologies, l’image du mineur dépeinte dans Germinal est bel et
bien révolue. Aujourd’hui, on croise de tout dans les mines, à commencer par des ordinateurs et des camions de dernière génération.

«Un procédé de production nécessite environ 28 technologies de pointe. Au Québec, 85 % de la main-d’œuvre utilise ce type de technologies», estime André Lavoie, à l’Association des mines du Québec. Avec près de 300 types d’emplois différents, la profes­sion de mineur se rappro­che du travail d’un opérateur de machinerie lourde. Un métier où les femmes sont désormais les bienvenues.

«Nous sommes tellement loin de la pelle et de la pique! Nos hommes travaillent avec des modélisations géologi­ques en 3D, des technologies satellites et des véhicules au­tomatisés pour le travail sous terre», décrit M. Lavoie.

Depuis plusieurs années, l’industrie des mines a mis les nouvelles technologies au service de la sécurité en développant des véhicules capables de rouler dans la fumée en cas d’incendie, ou des
systèmes informatiques capables de détecter les coupures de câbles afin d’éviter les chutes d’ascenseur.

Mais pour piloter ces nouveaux appareils, plus question d’apprendre sur le tas comme autrefois. «L’évolution amène aussi de nouveaux types d’accidents : un opérateur a déjà été percuté à l’arrière par un véhicule qu’il pilotait à distance. Nous avons donc dû adopter de nouvelles règles pour éviter ce genre de problèmes», ré­sume M. Lavoie. Ce dernier souligne tout de même que le nombre d’accidents aurait été réduit de 75 % en 20 ans grâce aux avancées technologiques.

Visiter le site du Comité sectoriel de main-d’oeuvre pour en savoir plus.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.