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Une Québécoise à Londres

Mireille Langlois - Métro

Monique Motty est une étudiante québécoise de 27 ans. Elle a fait sa maîtrise en génie de l’énergie à Londres. Pour elle, il s’agit d’un investissement pour l’avenir.

Les droits de scolarité sont beaucoup plus élevés en Angleterre qu’au Québec. Comment vous en sortez-vous?  
Ça m’a coûté 10 500 £ (16 565 $CAN). J’avais un peu d’argent de côté et j’ai aussi bénéficié des prêts et bourses du Québec et du système britannique. Mais je n’aurais pas pu étudier sans l’aide financière de Québec. Si j’étais restée à Montréal, la hausse des frais m’aurait probablement découragée. J’avais aussi d’autres responsabilités financières que je n’ai pas à Londres.

Comment le financement fonctionne-t-il à Londres?
Le gouvernement avance l’argent, sous forme de prêt, et l’étu­diant le rembourse une fois diplômé, en fonction de son salaire. C’est comme le système de prêts et bourses au Québec, mais à la différence que cela permet de payer la totalité des droits de scolarité. Et puis l’argent n’est pas déposé directe­ment dans notre compte, ce qui nous empêche de le dépenser comme on peut le faire au Québec (rires).

Ce système pourrait-il être adapté au Québec?

En partie. Le gouvernement pourrait financer certains programmes d’études. Cela encouragerait les étudiants à aller dans des domaines plus recherchés, avec une aide. Ils pourraient aussi plus facilement le rembourser, car ils seraient certains de trouver un emploi dans leur domaine. Cela pourrait être une meilleure option que ce qui est offert actuellement.

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