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Désengagement professionnel

Un employé canadien sur deux est désengagé. Selon le sondage «Le travail en questions» de Mercer, un peu plus d’un travailleur canadien sur trois (36 %) songe sérieusement, en ce moment, à quitter son organisation, une hausse marquée par rapport aux 26 % en­registrés dans l’enquête de 2006. De plus, 22 % des em­ployés sont indifférents à l’idée de rester en poste ou de partir, mais sont de plus en plus insatisfaits de leur emploi.

«Cette érosion du sentiment d’appartenance des employés a, pour les entreprises, des conséquences qui vont bien au-delà des coûts directs liés au taux de roulement du personnel, affirme France Despatie, conseillère principale en capital humain chez Mercer. Lorsque le respect et la confiance que les employés ressentent envers l’organisation diminuent, cela peut nuire à l’innovation et aux gains de productivité que les entreprises attendent de leur personnel.»

Les résultats du sondage montrent aussi un lien entre la gestion du rendement et l’engagement. Les employés qui ont eu une évaluation de rendement au cours de l’année ont une opinion considérablement plus favorable  de leur organisation et de sa capacité à bien gérer les talents.

Ainsi, 62 % des em­ployés qui ont eu une évalua­tion de rendement au cours de la dernière année estiment qu’il y a des occasions de crois­sance et de perfectionnement dans leur entreprise, alors que seulement 42 % des employés qui n’ont pas eu d’évaluation de rendement partagent cet avis. D’autres résultats du sondage mettent en lumièrela détérioration progressive des conditions de travail et un resserrement des avantages en raison des difficultés économiques.

Ce sondage a été mené au cours des deux derniers trimes­tres auprès de pres­que 30 000 travailleurs dans 17 pays, dont plus de 2 000 tra­vailleurs canadiens.

Faits saillants
Les principales mesures de l’engagement mon­trent un déclin chez les travailleurs canadiens depuis 2006. Par exemple, 68 % trouvent que leur emploi leur donne un sentiment d’accomplisse­ment person­nel, comparativement à 80 % il y a cinq ans.

Les jeunes travailleurs sont plus susceptibles que les autres de songer sérieu­sement à quitter immédiatement leur emploi, particulièrement les tranches des 16-24 ans et des 25-34 ans (45 % et 43 % respective­ment).

La moyenne de tous les employés est de 36 %. Seuls 53 % des répondants se disent satis­faits de leur salaire de base, et ils ne sont guère plus nom­breux (58 %) à estimer que leur rémunération est équitable compte tenu de leur rendement et de leur apport à l’organisation.

Enfin, 66 % jugent bon ou très bon leur régime d’avanta­ges sociaux dans l’ensemble. En revanche, seuls 53 % les jugent équiva­lents ou meilleurs que ceux offerts par d’autres organisations de leur secteur d’activité.

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