Camps de jour: «Tout le monde y trouve son compte»
Camps de musique, de voile, de cirque… Parmi les quelque 150 programmes certifiés par l’Association des camps du Québec (ACQ), il y en a pour tous les goûts. Mais la formule du camp de vacances-camp de jour convient-elle pour autant à tous les enfants?
Œuvrant dans le milieu des camps depuis 37 ans, François Vézina est catégorique. «Au fil des années, j’ai vu défiler tous les types de personnalités. Pour moi, aucun doute n’est possible : tout le monde peut y trouver son compte», affirme cet homme qui est aujourd’hui PDG du Camp Kéno, à Québec.
M. Vézina ajoute que les jeunes s’intègrent dorénavant plus facilement aux camps de vacances, notamment parce qu’ils ont l’habitude de fréquenter les services de garde. «À l’inverse, ce sont les parents qui ont maintenant de la difficulté à se séparer de leur enfant durant quelques jours», observe-t-il.
Histoire de convaincre ces parents plus «frileux», Éric Beauchemin, directeur général de l’ACQ, assure qu’un séjour dans un camp peut être très bénéfique. Selon une étude publiée par l’Université de Waterloo en 2011, l’expérience du camp permet de développer, entre autres, la confiance en soi et l’aptitude à régler des conflits de façon constructive.
La recherche confirme aussi une conviction partagée par l’ensemble des directeurs de camp : le séjour au camp aide les enfants à devenir plus autonomes. «Papa et maman ne sont pas là pour ramasser, cuisiner ou dire de se brosser les dents. Les moniteurs sont présents, bien sûr, mais comme ils doivent s’occuper de tout le groupe, chaque jeune apprend à se responsabiliser», explique Nancy Annie Léveillée, directrice générale de la Colonie des Grèves, à Contrecœur.
C’est d’ailleurs ce qui fait dire à François Vézina que les parents bénéficient eux aussi de cette expérience. «Plusieurs d’entre eux nous remercient en nous disant que leur enfant participe beaucoup plus aux tâches ménagères depuis son retour à la maison», fait-il valoir.
Choisir le bon camp
Trouver LE camp n’est pas une tâche facile. Voici donc quelques trucs pour y arriver.
- Cerner les véritables intérêts de l’enfant. François Vézina rappelle que pour faire un choix éclairé, il faut faire passer les intérêts de l’enfant avant ses propres désirs.
- Faire une présélection. En entrant quelques données (intérêts de l’enfant, budget, région, etc.) dans le moteur de recherche de l’ACQ, on obtient plusieurs résultats. Il s’agit alors de retenir ses trois favoris et de les présenter à son enfant.
- Faire participer l’enfant. «Où passerais-tu les plus belles vacances, selon toi?» C’est la question qu’Éric Beauchemin suggère aux parents de poser à leur petit.
- Réserver rapidement. Il faut faire vite, parce certaines semaines (comme celles des vacances de la construction) sont très convoitées!