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Certificat en coopération internationale: de l'école à l'action

Depuis quatre ans, un petit nouveau fait ses preuves à la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal. Il s’agit du Certificat en coopération internationale, qui offre une formation solide à qui­conque cherche à comprendre le milieu de la coopération ou à s’impliquer dans le domaine.

Ce certificat, seul programme à Montréal of­frant une formation sur la coopération internationale, a été créé en 2007 en collaboration avec des organis­mes du milieu. C’est cela qui en fait la particularité, selon Carine Nassif-Gouin, respon­sable du programme.

«Parce qu’il a été pensé avec des tra­­vailleurs du domaine, le certificat est actuel, pratique et professionnalisant. Et les cours sont basés sur des cas réels puisque la majorité des chargés de cours œuvrent dans le domaine», explique-t-elle. De plus, dans le cadre du programme, des conférenciers sont invités et on organise des événements qui encouragent la discussion. C’est une formation qui mène à l’ouverture à l’autre et à la coopération, alors aus­si bien commencer tôt.»

Le programme de 30 crédits, qui peut être suivi à temps plein en un an ou à temps partiel en assistant à des cours le soir et la fin de semaine, est composé de cours portant sur les enjeux de la coopération internationale, le développement, les outils d’intervention, la gestion de projet, le développement durable et l’économie sociale, par exemple. En option, les étudiants pourront s’inscrire à différents cours sur la santé, les rap­ports hommes-femmes ou l’éducation, ou pourront choisir de parfaire leur espagnol. Puis, le certificat pourra être complété par un stage ou un projet personnel.

Au final, l’étudiant devrait sortir du certificat avec une meilleure compréhension du contexte mondial et des enjeux de la coopération internationale ainsi qu’avec un esprit critique développé.

«La majorité des gens in­scrits ont déjà un bacca­lauréat, mais d’autres choisissent le certificat pour compléter un bac par cumul», remarque Carine Nassif-Gouin, qui assure que ce programme peut permettre de se diriger vers le domaine de la coopération internationale à l’étranger ou dans une organisation du Québec, mais qu’elle peut aussi s’intégrer à la formation d’un ingénieur, d’un médecin ou d’un journaliste, par exemple, qui souhaite travailler à l’étranger.

Dans les cours de ce certificat, on trouve des étudiants de divers horizons et origines âgés de 20 à 60 ans: «Ça donne une belle richesse aux groupes», croit la responsable du programme.

Tendre la main

D’après Fannie Lorrain, étudiante au Certificat en coopération internatio­nale, si on est intéressé par le milieu de la coopération, il ne faut pas avoir peur de s’informer et de s’impliquer. «De nom­breux organismes cherchent des bénévoles. Il suffit de choisir selon les causes qui nous interpellent.»

Le site de l’Association québé­coise des organismes de coopé­ration interna­tionale, qui regroupe 65 organismes qui œuvrent au Québec et à l’étranger, est un bon point de départ.

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