L’ostéopathie encore loin d’être encadrée
Si le processus de création d’un ordre professionnel pour les ostéopathes est en cours – les travaux en ce sens ont commencé en 2008 –, il semble bien qu’on ne verra pas l’aboutissement de l’analyse de l’Office des professions du Québec en 2013, selon ce que l’organisme gouvernemental a indiqué à Métro.
Pour l’heure, le titre d’ostéopathe n’est pas protégé dans la Belle Province et aucune loi ne régit sa pratique. C’est donc dire que n’importe qui peut ouvrir un cabinet d’ostéopathie au Québec et y traiter des patients.
Ce vide législatif explique sans nul doute la prolifération d’associations d’ostéopathes. Si on en compte une dizaine au Québec, il faut savoir qu’aucune n’est encore reconnue officiellement par le gouvernement. «Et tant que le dossier est à l’étude, l’Office des professions du Québec ne peut pas en discuter sur la place publique», a affirmé la porte-parole Lucie Boissonneault.
Un seul diplôme reconnu
Si la pratique de l’ostéopathie est en voie d’être mieux encadrée par le gouvernement québécois, le Collège des médecins du Québec, lui, a statué à ce sujet.
- «Le diplôme de docteur en ostéopathie décerné par une école de médecine ostéopathique située aux États-Unis équivaut à un diplôme de médecine, pourvu que cette école soit agréée par la Commission on Osteopathic College Accreditation of the American Osteopathic Association à la date où le diplôme est décerné», mentionne l’article 14 de son Règlement sur les conditions et modalités de délivrance du permis et des certificats de spécialiste.
- Toutefois, une porte-parole de l’organisme jointe au téléphone a affirmé à Métro qu’aucune demande de reconnaissance en vertu de ce règlement n’a été reçue depuis 2007.