Cinq secteurs d’emplois risqués au Québec
Chaque année, des travailleurs se blessent ou perdent la vie dans l’exercice de leurs fonctions. Voici les cinq secteurs d’activité les plus dangereux au Québec.
Services médicaux et sociaux
«En raison des nombreux facteurs que nous devons prendre en considération, notamment la proportion de travailleurs blessés par rapport au nombre de travailleurs dans un domaine donné, il est impossible d’affirmer avec certitude qu’un secteur d’activité est réellement le plus dangereux», mentionne Geneviève Trudel, porte-parole de la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST). On peut toutefois dire, selon les données de 2012, que les services médicaux et sociaux comptent le plus grand nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Ce secteur d’activités regroupe tous les emplois occupés dans les hôpitaux, les CLSC, les CHSLD, etc.
Industrie manufacturière
Selon les statistiques de l’Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC), l’industrie manufacturière a fait 45 morts au Québec en 2011. Foresterie, textile, meubles, bois… ce secteur d’activité comprend les établissements dont l’activité principale est la transformation de matières ou de substances en nouveaux produits par des procédés mécaniques ou physiques.
Industrie de la construction
Exposition à l’amiante, sécurité déficiente sur les chantiers; l’ACATC recense 22 morts dans l’industrie de la construction en 2011. Ce secteur couvre les activités de la construction, de la réparation et de la rénovation d’immeubles et d’ouvrages de génie civil ainsi que le lotissement et l’aménagement de terrains.
Industries des mines
Blessures physiques, exposition à la poussière, vapeurs toxiques et bien d’autres éléments rendent l’industrie des mines, carrières et puits de pétrole un secteur dangereux, qui a compté 14 morts en 2011, toujours selon les chiffres de
l’ACATC.
Industrie du transport et de l’entreposage
Onze morts ont été recensés par l’ACATC dans l’industrie du transport et de l’entreposage en 2011. Selon la définition d’Industrie Canada, « ce secteur comprend les établissements dont l’activité principale consiste à fournir des services de transport de personnes et de marchandises, des services d’entreposage des marchandises et des services liés au transport et à l’entreposage. Les modes de transport visés sont le transport routier (transport par camion, transport en commun et transport terrestre de voyageurs), le transport ferroviaire, le transport par eau, le transport aérien et le transport par pipeline.»
Professions codées
Si, au Québec, il est impossible de calculer les risques de lésions professionnelles par profession détaillée, c’est parce que la CSST codifie les professions selon une classification datant de 1971, alors que les données sur les effectifs de la main-d’œuvre, fournies par l’Institut de la statistique du Québec ou Statistique Canada, sont produites selon une classification des années 2000. «Puisque ces deux classifications ne concordent généralement pas entre elles au niveau des professions détaillées, il est impossible de calculer les risques de lésions pour chacune d’elles», explique Patrice Duguay, professionnel scientifique à l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail (IRSST).