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Enseigner du concret

Photo: Métro

Il y a un grand besoin d’enseignants bien formés en formation technique dans les cégeps.

Selon Service Canada, environ 850 professeurs de la formation professionnelle et technique (FPT) prendront leur retraite chaque année d’ici 2015, et il y a fort à parier que cette tendance se maintiendra par la suite. De plus, à cause de l’intérêt croissant pour ce type de formation, on prévoit avoir besoin de 150 nouveaux professeurs chaque année, toujours d’ici 2015.

Ce sont ces professeurs qui forment notre relève de travailleurs spécialisés pour des secteurs d’activités concrètes, comme la fabrication, la construction ou l’exploitation des ressources naturelles, des domaines où les perspectives d’emploi sont souvent très bonnes et les besoins de formation sont grands.

Il ne faut donc pas se surprendre si les cégeps éprouvent des difficultés à combler leurs postes en formation technique. Selon la Fédération des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ), plusieurs des candidats potentiels préfèrent des emplois rémunérateurs dans le secteur privé et se montrent peu intéressés par un poste d’enseignant, moins payant. Certains candidats peuvent aussi être rebutés par la charge de travail plus lourde qu’on le croit. En effet, un enseignant doit se garder au courant des nouveautés en plus de faire des corrections et de préparer ses cours.

Néanmoins, un poste d’enseignant attirera ceux qui désirent partager leurs connaissances et faire avancer leur domaine d’expertise en préparant la relève. C’est d’ailleurs la motivation la plus souvent évoquée par ceux qui se lancent dans cette carrière.

Il n’est pas nécessaire de détenir un brevet pour enseigner dans un programme technique au cégep, comme c’est le cas en formation professionnelle au secondaire. Néanmoins, les cégeps cherchent des candidats ayant une certaine expérience auprès des jeunes et qui ont suivi une formation en pédagogie. Plusieurs universités offrent des formations courtes à temps partiel en enseignement collégial, dont le DESS en enseignement collégial, offert par l’Université Laval et l’UQAC, de même que le microprogramme de 2e cycle en formation à l’enseignement postsecondaire de l’Université de Montréal et le programme court de 2e cycle en pédagogie de l’enseignement supérieur de l’UQAM.

De même, le Programme Performa de l’Université de Sherbrooke offre aux enseignants en exercice sept formations distinctes en didactique au collégial, dont une maîtrise en pédagogie collégiale et le MIPEC, ou microprogramme de 2e cycle en insertion professionnelle en enseignement collégial, qui s’adresse aux tout nouveaux enseignants. Ce modèle de perfectionnement, très populaire, fête cette année son 40e anniversaire. Les formations peuvent être suivies par les professeurs de 61 cégeps au Québec, dans l’établissement où ils enseignent.

Malheureusement, il y a souvent plus d’intérêt pour l’enseignement dans les programmes préuniversitaires, où les perspectives ne sont pas aussi reluisantes, car on y prévoit une diminution de 2,1 % de la clientèle étudiante annuellement.

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