Des domaines méconnus et prometteurs
Les valeurs sûres – pensez soins infirmiers, comptabilité et administration –, forment chaque année des centaines d’étudiants et les perspectives d’embauche sont plus qu’enviables.
Il y a aussi des programmes qui, malgré leurs taux de placement tout aussi élevés, peinent à recruter une poignée d’élèves ou sont étiquetés de préjugés tenaces. Métro en a répertorié trois parmi les formations présentées dans le guide Palmarès des carrières 2014 (Septembre Éditeur), publié récemment.
Technique d’architecture navale
Ils n’étaient que dix étudiants à avoir complété, en 2012, leur DEC à l’Institut maritime du Québec, à Rimouski, et les entreprises les attendaient de pied ferme : tous ont depuis obtenu un emploi dans leur domaine. Chaque semaine, les enseignants reçoivent un coup de fil d’employeurs à la recherche de recrues, affirme Martin Rochette. Les hauts et les bas du chantier de la Davie, à Québec, pourraient avoir contribué à donner une mauvaise image au secteur. «Mais ils ne sont pas les seuls dans le marché. On pense souvent qu’il n’y a pas beaucoup de chantiers maritimes au Québec. Or, c’est faux : il y a le chantier Forillon, à Gaspé, celui de maritime Océan, à L’isle-aux-Coudres, ou encore le chantier Verreault Navigation, à Les Mechins, entre autres», énumère-t-il. La formation étant reconnue à l’étranger, elle offre aussi la possibilité de travailler outre-mer. La flotte mondiale de navires étant vieillissante, la demande pour les techniciens d’architecture navale ne peut aller qu’en augmentant.
Fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés
Environ 40 futurs assembleurs s’inscrivent chaque année au Centre de formation des métiers de l’acier, à Anjou, mais l’industrie en prendrait au moins trois fois plus, souligne Martin Rochette. C’est que les assembleurs sont essentiels sur un chantier, puisqu’ils matérialisent les plans conçus par les architectes et ingénieurs. Ce court DEP d’à peine un an, axé sur le côté pratique – 70 % du cours contre 30 % de théorie –, offre une stabilité d’emploi, poursuit M. Rochette. Les assembleurs sont à ce point rares sur le marché du travail que les entreprises tenteront de leur offrir les meilleures conditions possibles pour s’assurer de les garder. Mieux encore : neuf étudiants sur dix obtiennent une promesse d’embauche avant même de compléter leur formation, assure-t-il. En 2012, sur les 72 diplômés du centre, 67,7 % occupaient un poste lié à leur formation.
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Génie des mines
Le cours des métaux prend parfois des allures de montagnes russes, mais il n’en reste pas moins qu’avec des géants, comme la Chine et l’Inde, la demande mondiale pour ces matières est en hausse. Les 33 diplômés du programme de génie des mines de l’Université Laval (UL) de la cohorte 2013 semblent confirmer cette tendance, puisque 93,8 % d’entre eux ont décroché un emploi lié à leur formation. Parmi les atouts qui leur auront servi pour réussir dans le domaine figurent une aisance en communication et la bosse des mathématiques, entre autres. Nul besoin d’avoir une force physique exemplaire comme le veulent certains préjugés : les mines québécoises sont des plus sécuritaires et à la fine pointe de la technologie, assure le directeur du programme de l’UL, Marcel Laflamme. Le savoir-faire des ingénieurs miniers pourra les mener aux quatre coins du Québec, dont les monts Otish, qui abriteront dès l’an prochain la toute première mine de diamants de la province.