La modernité et la technologie transforment le marché de l’emploi. Un récent rapport divulgué par le site d’emploi spécialisé Workopolis recense certaines professions qui risquent fort de disparaitre au cours des 10 prochaines années… si ce n’est pas déjà fait! En voici cinq exemples.

Gestionnaire de communauté
Ce métier du web, désormais incontournable pour les organisations cherchant une présence sur internet, risque de frapper un mur. Alors que certains se sont improvisés experts en médias sociaux pour répondre à la demande grandissante des départements de marketing, une nouvelle génération de jeunes grandit avec la technologie et arrivera sur le marché du travail en sachant déjà manier les différents médias sociaux. L’expertise perdra indéniablement de la valeur, selon les conclusions du rapport. |

Caissier (vente de détail)
Si beaucoup d’épiceries offrent des caisses libre-service, la plupart des magasins continuent de compter sur des êtres humains pour effectuer les transactions. Peter Harris, rédacteur en chef de Workopolis, apporte une nuance en expliquant que les caissiers qui disparaitront sont ceux qui n’amèneront aucune plus-value en terme de service à la clientèle: «Plusieurs magasins offrent déjà à leurs clients la possibilité de compléter leurs achats à l’aide du téléphone intelligent, parfois directement de la cabine d’essayage!» |

Facteur
Avant même l’abolition de la livraison à domicile annoncée par Postes Canada en début d’année, le métier de facteur battait de l’aile. La plume et le papier n’ont tout simplement plus la cote! Alain Duguay, président de la section locale Montréal et Rive-Sud du syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, en est d’ailleurs bien conscient: «On a toujours su que le métier se transformait, non seulement au Canada, mais partout dans le monde. En fait, l’avenir de ce travail va dépendre des décisions politiques qui seront prises». |

Commis de club vidéo
Les clubs vidéo à l’ère de l’internet sont désormais en voie de disparition. La faillite du géant américain Blockbuster, en 2011, en a d’ailleurs témoigné. De plus, les gens sont de plus en plus nombreux à adopter des services tels Netflix pour satisfaire leurs besoins en films et séries télévisées. En effet, un sondage mené à la demande de Media Technology Monitor a permis de constater qu’un Canadien sur trois est désormais abonné à Netflix. Ayant flairé la bonne affaire, d’autres services du même genre cherchent à percer le marché. |

Répartiteur de taxi
Jusque dans les années 1980, les répartiteurs de taxi agissaient comme des GPS vivants. Ils attribuaient les appels des clients aux taxis les mieux placés. Plus tard, les ordinateurs sont venus assister les répartiteurs, qui n’étaient plus obligés de connaitre la ville par cœur, mais devaient tout de même connaitre les postes de taxi et attribuer les appels. Dominique Roy, président de Taxi Diamond, explique que tout cela fait désormais partie du passé: «Cela fait cinq ans que nous n’employons plus de répartiteur. Tout se fait désormais par un système informatisé». |