Soutenez

Étudier pour éviter la crise

Les ravages de la récession se font déjà sentir sur le marché du travail. Au mois de novembre, 70 600 emplois ont été perdus au Canada, surtout dans le secteur manufacturier et en Ontario.

Plusieurs craignent des pertes d’emploi du même ordre au Québec. C’est le spectre des récessions de 1982 et de 1991 qui alimente ces craintes.

Les conseillers d’orientation d’alors ne savaient pas à quel saint se vouer. L’activité diminuait dans presque tous les secteurs et les formations qui présentaient de bonnes perspectives d’emploi étaient rares. Que dire alors aux étudiants ou aux adultes en besoin de formation? Qu’ils devraient se former pour des emplois qui ne seront probablement pas au rendez-vous? Plusieurs d’entre eux préféraient abandonner leurs études.

Pour l’instant, le Québec s’en tire très bien. Au lieu de perdre des emplois en novembre, quelque 2 500 postes ont été créés. C’est du surplace lorsqu’on les compare aux quelques 18 600 nouveaux emplois de novembre 2007.

Mais on est très loin de la dégringolade ontarienne!

Par le passé, grâce à son économie plus diversifiée, le Québec s’est d’ailleurs mieux tiré des récessions que sa voisine pourtant plus fortunée.

Pas de catastrophe en vue

En fait, tout porte à croire que nous ne subirons pas les pertes d’emploi massives qui ont caractérisé les crises précédentes. Celle-ci, en effet, sera la première à avoir lieu durant un déclin démographique.

Cela change tout. Alors qu’une récession se compte en mois, la diminution de la population en âge de travailler durera des années. Cela veut dire que, même si les activités sont réduites, les employeurs n’auront pas d’autres choix que de continuer d’embaucher. Sinon, le manque de main-d’ouvre empirera les effets de la récession.

Une étude récente de Watson Wyatt montre que bien des employeurs en Amérique du Nord l’ont compris. Seulement 3 % des employeurs interrogés ont l’intention de réduire leur recrutement durant la récession. La moitié ont l’intention de ne rien changer à leur rythme d’embauche. Les employeurs québécois feront bien d’en prendre note.

Candidats bien formés recherchés

Mais attention, comme toujours, les entreprises recherchent des candidats bien formés. Cela signifie que les formations prometteuses d’aujourd’hui le seront toujours pendant la récession et par la suite. 

Où les trouver? Une liste de 50 formations professionnelles et techniques en forte demande est publiée annuellement sur l’Inforoute FPT (www.inforoutefpt.org). De même, Emploi Québec publie une liste des occupations demandées par région et des formations correspondantes sur le site imt.emploiquebec.net.

Ne lâchez donc pas vos projets de formation sous prétexte de la récession. Plus que jamais, être bien formé est important.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.