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Photo: Collaboration spéciale

Chaque année, au mois d’août, HEC Montréal invite toutes les universités du Québec – et même quelques-unes de l’Ontario ainsi que les institutions intéressées – à participer à une journée d’échange
sur l’enseignement
de l’entrepreneuriat.

Cette «journée pédagogique entrepreneuriale» permet aux enseignants et directeurs d’organisations de venir partager un nouveau projet, un outil développé, une activité d’accompagnement, etc.

«L’idée, c’est de ne pas se voir uniquement comme en compétition», déclare Luis Cisneros, professeur aux HEC et directeur du Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux et de l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale-HEC Montréal. Les participants peuvent ainsi échanger concrètement sur la manière de mettre en place ces nouvelles pratiques. «Certaines institutions ont plus de ressources que d’autres, ou alors plus d’ancienneté, et ont donc plus d’expérience à partager», souligne M. Cisneros.

Une des idées partagées par HEC est un nouveau cours intensif offert les fins de semaine. Le cours Créativité, innovation et entrepreneuriat vise à permettre aux étudiants de sortir de leur zone de confort et d’explorer de manière théorique, pratique et ludique, les différentes facettes de la créativité. «Par exemple, comme je suis Mexicain, j’apporte aux étudiants des sauterelles marinées à déguster. Ils doivent aller au-delà de leur sentiment initial de dégoût et s’ouvrir l’esprit!» raconte M. Cisneros.

À l’université Concordia, le John Molson School of Business ouvrira également ses portes pour une journée sur le thème de l’entrepreneuriat. «Entrepreneurs, enseignants, et organismes sont invités à passer la journée avec nous afin d’assister à une série de conférences et de présentations d’étudiants-entrepreneurs», expliq­ue Alexandra Dawson, 
professeure au département de gestion et directrice du 
Cabinet-conseil pour les petites entreprises de l’Université Concordia.

Pour Luis Cisneros, la cause entrepreneuriale doit aller au-delà des blasons et des bannières. «On gagne tous à échanger nos conseils et pratiques, indique-t-il.
Plus on a d’entrepreneurs, plus on en bénéficie comme société.»

Le rêve de M. Cisneros? Réformer les concours entre universités, qu’il estime dépassés. «Pour moi, ça devrait être équipe A contre équipe B, et elles devraient être multidisciplinaires et composées d’étudiants de plusieurs universités différentes, anglophones et francophones!»

Alexandra Dawson abonde dans le même sens, mais souligne qu’un tel projet nécessiterait toute une restructuration du modèle en place. Par exemple, comment les activités seraient-elles créditées? Qui agirait comme mentor? «La multidisciplinarité et le partage entre universités est une excellente initiative, mais il ne faut pas négliger la motivation qu’engendre la compétition entre bannières», précise-t-elle.

Il faut que les universités se perçoivent comme des alliées souhaitant toutes 
ensemble promouvoir 
l’entrepreneuriat.

Partager… à l’international

Le partage de bonnes pratiques ne devrait pas se faire uniquement entre institutions… mais aussi entre pays! Un groupe d’étudiants de HEC Montréal vient d’ailleurs de revenir d’un voyage à Tel-Aviv, la ville où se créent actuellement le plus de startups dans le monde. Puis, ce sera au tour des Montréalais d’accueillir leurs 
collègues israéliens.

«Avant de partir, on a analysé l’environnement entrepreneurial québécois, soit l’offre des universités, des banques, etc. Puis, on a fait la même chose là-bas par des visites, mentorat par des dirigeants d’entreprises locaux, conférences, travail pratique, etc.» raconte Luis Cisneros, professeur aux HEC et directeur de l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale-HEC Montréal, qui a fait partie du voyage. Ce partage de connaissances à l’international ouvre l’esprit des jeunes aux différents marchés, à des nouvelles façons de faire, à du réseautage, etc.

Jason Ferland, un étudiant aux HEC, est revenu de Tel-Aviv la tête fourmillant de nouvelles perspectives. «J’ai découvert un pays d’exception, des gens extraordinaires et des initiatives utiles pour mes intentions d’affaires», mentionne-t-il.

Durant ce voyage, des collègues et lui ont d’ailleurs imaginé un nouveau concept d’entreprise et, de retour à Montréal, ils se rencontreront afin d’approfondir le sujet et voir si leur idée pourrait se concrétiser. «Je garderai également contact avec quelques personnes du campus israélien afin de pouvoir échanger davantage sur nos projets personnels», conclut-il.

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