Formation et emplois

La science au féminin

Photo: Yves Provencher\Métro

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Originaire de Birtle, un petit village de l’ouest du Manitoba, Haley Butcher s’est installée à Montréal il y a six ans.

Titulaire d’un baccalauréat en microbiologie, elle poursuit présentement des études en médecine à l’Université McGill. Son amour des sciences et son altruisme l’ont conduite tout naturellement chez les Scientifines.

Vous vous impliquez auprès des Scientifines depuis maintenant cinq ans. Parlez-nous de cet organisme et de son rôle auprès de la communauté.
Les Scientifines est un organisme à but non lucratif (OBNL) implanté dans le quartier la Petite Bourgogne. Sa mission est de promouvoir les sciences et la technologie auprès des jeunes filles, mais aussi de leur permettre d’acquérir diverses compétences pour contrer le décrochage scolaire et la pauvreté. Chaque jour, à la fin des classes, les intervenantes vont chercher les filles dans la cour d’école pour les amener au local. Après la collation et les devoirs, elles font des activités scientifiques amusantes qui les incitent à aimer davantage les sciences. L’idée est de leur montrer que les sciences sont le fun et accessibles; que si elles sont capables d’en faire, elles peuvent réussir à faire plein d’autres choses!

Vous faisiez déjà bénévolement, au Manitoba, la promotion des sciences auprès des jeunes. Pourquoi avoir décidé de réitérer cette expérience à votre arrivée à Montréal?
J’ai grandi dans une petite communauté, sur une ferme céréalière, où les gens s’entraidaient beaucoup. Et mes parents m’ont toujours encouragée à croire en moi et en mes capacités. Je n’ai jamais eu l’impression que certains domaines étaient réservés aux gars et d’autres aux filles. C’est un privilège de grandir dans un tel environnement. J’avais confiance en ce que je faisais, et ça m’a beaucoup aidée dans mes études en sciences. Je veux donc essayer de partager cette attitude avec ceux qui n’ont pas cette confiance-là. Particulièrement les filles, qui sont moins nombreuses dans les professions liées aux sciences et aux technologies. Avec les Scientifines, on fait la promotion des sciences, mais on renforce aussi l’estime de soi, la persévérance et la capacité à résoudre des problèmes des filles. Ce sont des apprentissages utiles dans n’importe quel domaine. Évidemment, je ne crois pas que tout le monde devrait devenir scientifique. En fait, ce que j’espère vraiment pour ces jeunes filles, c’est qu’elles fassent ce qu’elles désirent dans la vie.

En quoi consiste votre implication auprès des Scientifines?
Je m’y rends chaque jeudi après-midi pour aider les filles âgées de 8 à 11 ans avec leur projet d’Expo-sciences, qu’elles présenteront au printemps. Je les aide à organiser les informations qu’elles trouvent, à planifier des expériences, à faire des observations, parfois aussi à organiser des sorties. L’énergie des jeunes et aussi le fait de me retrouver avec les autres bénévoles et animatrices m’apportent beaucoup.

En rafale

  • Votre prochain voyage? Au Mexique avec ma famille pour les Fêtes.
  • Décrivez en trois mots ce que représente Montréal pour vous? Diversité, joie de vivre, opportunités.
  • Votre refuge préféré à Montréal? Le café Club social, sur Saint-Viateur.

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